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Mémoires et bricolages salés et iodés

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30 juillet, 2010

Comment devient-on marathonien.

Classé dans : photos et commentaires perso,textes personnels — didd @ 14:06

Dans notre tête, le projet de faire le tour d’Ouessant à partir du Conquet.

Le premier jour, la plus longue étape 17 milles qui doit nous amener à Lampaul en traversant l’archipel de Molène. Après c’est le tour d’Ouessant avec étape à Molène, et le troisième jour on rentre.

Pour être sûr de nous ces 17 milles il nous faudrait les réaliser avant.

Décision est prise on fera un Pors Loubous Tréboul, et arrivés un peu plus loin que le phare du Millet, on hissera  les voiles pour finir.

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Pors Loubous au Printemps (photo de Rémy)

Pors Loubous vendredi 30 juillet 6h10 du matin, il fait encore nuit, et on est déjà un peu en retard pour le Raz de Sein, lampe frontale sur la tête, les premiers coups d’aviron sont toujours un peu durs.

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Pointe du Raz en hivers, on passera juste derrière le Gorleg (photo de Rémy)

Une aube tristique se lève, noyée dans la brume, on a passé la pointe du Raz, le jusant nous a quand même un peu contrariés, on rentre un peu dans la Baie des Trépassés pour moins subir le courant. Elle est longue cette baie, enfin nous voilà dans « le Couert » (le ruisseau en breton) à la Pointe du Van. Courant contraire assez impressionnant bien plus fort qu’à la Pointe du Raz. Et on passe, comme j’aurais voulu avoir une photo prise du haut, mais à cette heure ci, il n’y a personne. Maintenant ça va être plus facile, les deux points durs sont passés, on doit simplement rentrer un peu dans chaque anse pour éviter le courant de jusant. Le repère de brigands qu’est Théolen apparait puis disparaît aussi vite. A chaque pointe notre vitesse tombe vers 2 nœuds, mais ensuite plus près de la côte, on retrouve notre cadence de croisière à plus de 3 nœuds, ce qui nous suffit bien. Le GPS permet de bien contrôler notre vitesse et de ne pas nous user contre le jusant.

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Brézelec se lève, photo du jour couleur locale

Brézelec, il est 8h30, quelques canots de pêcheurs sortent faire la levée du matin, d’autres sont en mer. Certains s’étonnent de nous voir là, mais ils ne savent ni d’où on vient ni où on va. Leur salut est toujours amical, le doris plait bien.

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Hein ar Hass (le dos du chat) et derrière Porz Louédec (photo de Maric)

Porz Loédec, je sais qu’il existe une petite plage, la mer est presque haute et c’est sur un tout petit morceau de sable qu’on débarque, petit halte, petit casse-croûte, petite rasade d’eau, et on repart. 3h30 qu’on rame et on a parcouru plus de 10 miles. La bonne moitié est faite.

Maintenant je repère bien toutes les pointes et les anses, viendra la réserve de Goulien, Lesven, Porz Lanvers, et là dans le lointain le phare du Millet.

Notre cadence est bonne, plus au loin dans la baie de DZ, sous le Cap de la Chèvre le Belém sort de la brumasse.

L’aviron nous permet de profiter pleinement du paysage qui passe, pas un souffle de vent et toujours la même technique, on rase la pointe et on tombe dans la baie, et toujours la même moyenne 3nds, on ne faiblit pas, loin de là.

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Phare du Milliet (photo internet)

Millet est derrière nous, un petit effort derrière la pointe de Beuzec on peut aussi débarquer, on a fait notre compte : plus de 17milles et la perspective de faire un petit break nous enchante.

Je répète souvent à Gaëlle qu’on est à Ouessant, même que ça va être plus facile, parce que le courant nous aidera.

Tréboul est à moins de 6milles, notre problème : il n’y a pas de vent. Mais est ce un problème ?? On est tout les deux en forme, pas très fatigués et ce n’est plus qu’une question de deux heures. Décision est prise, on rentre à l’aviron et le reste de la route n’a été qu’une simple formalité sur une côte qu’on a pratiqué plus souvent.

14 heures le doris touche la cale de Tréboul, on a ramé pendant 7h50mm et parcouru 23 miles tout rond, le soir je prends ma calculatrice : 23 que multiplie 1.852 égale 42.596 km, on est même plus que marathnien !!!! le bonheur.

C’était le 30 juillet, le mois d’Août pourri ne nous a pas permis de réaliser notre ballade.

22 juillet, 2010

TEMPS FETE 2010 Le retour au Port Rhu

 TEMPS FETE 2010   Le retour au Port Rhu

Temps Fête à Douarnenez 2010, commence par une virée à Sein depuis Audierne, puis après une soirée mémorable, un Sein DZ via Tévennec avec le Drascombe Lugger Divergont. Vent portant pour débouler sur Tréboul avec une pointe enregistrée a 9.3 NDs

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En passant par Tévennec

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Divergont est là

 LA RÉGATE DES VOILE AVIRONS ET YOLES

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Amitié a pris le meilleur départ, mais des voiles usagées ne lui ont pas permis de rester compétitive.

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Volonté la yole victorieuse

 

UN MOMENT FORT:  » LA RÉGATE DES BATEAUX DE TRAVAIL »

Après avoir pas mal viré et reviré, empanné et désempanné pour parfaire notre technique, on revient vers l’entrée de Tréboul, retour dans la fête, histoire de faire un petit peu de « reuz », vent portant on glisse le long des pontons, et passage par le Guet obligé aux yeux de la maréchaussée qui visiblement n’a rien compris à notre manœuvre. « Ceux là, il suffit qu’ils se mettent à régler le trafic et tout se passe mal. »  Laurent nous rassure.

On se faufile entre les voiliers direction la ligne de départ.

Les choses sérieuses commencent, Laurent a bien réparti les rôles, la barre est confiée à sans doute ce qui ce fait de mieux au centre de voile, à la technique un autre bien habitué des régates de lasers. Anne Dominique, Ronan, Gaëlle, et moi nous nous occuperons des passages de voiles et des écoutes. Laurent le chef d’orchestre de tout ça se plaît a nous répéter qu’il joue sa tête sur ce coup là. Les discussions vont bon plein : Est-ce qu’on prend un ou deux ris dans le taille-vent ? ou qu’on reste tout dessus ?  Au risque d’être un peu pénalisé dans la remonté au vent, c’est tranché : tout dessus, on va plus patater dans le portant.

 Ho hé !!! Du bateau comité, dans combien de temps c’est le départ ? Et où sont la ligne et les bouées à virer ? C’est vrai qu’il est temps qu’on se renseigne.

Maintenant on sait et nous voilà de retour en pleine discussion de départ. Bâbord ou Tribord, on fait plusieurs passages sur la ligne départ. Impressionné que je suis par tout cette technique, décision est prise de partir Tribord. « Tacticien donne moi le décompte » (c’est Laurent qui cause) « 5 4 3 2 1 top », en phase avec le coup de corne. Là je reste baba !!!!

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Sous fausse amure et surtoilée Télenn se vautre sur la ligne de départ (photo de Ronan)

A ce moment sur Telenn, en pleine vitesse, on s’aperçoit que notre départ n’est pas des plus heureux, ce n’est pas nous qui sommes mauvais, c’est les autres qui sont meilleurs. On dira ça comme ça. En plus l’option Tribord n’était pas la bonne. Surtoilé, la barre est dure, la chaloupe gite et se vautre trop souvent, faut choquer du taille-vent, et monter tous au vent, seule Marie Dominique reste s’occuper de l’écoute et nos concurrents s’éloignent.  « Faut qu’on se refasse » Le clapot le long des digues du Rosmeur nous ralentit considérablement.

La bouée au vent est en vue et bonne nouvelle : on est tout compte fait pas si mal, premier virement et sans doute deuxième erreur, on est un peu trop juste sur le deuxième bord, heureusement que le barreur est bon et qu’Eole a été indulgent, on passe juste la bouée dans un bord breton. On choque les écoutes et maintenant ça déboule. Telenn Mor file sur le portant, vite fait on remonte des places, dommage que le bord est un peu court pour nous.

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Misainier dépassé sur le portant

 Bouée d’empannage, on passe juste au vent d’un Cornish Shrimper.

Mais le Cornish vire mieux que nous et se relance plus vite, il nous colle pas mal sur le dernier bord. On finit 3éme….impossible de faire mieux. Le premier a été disqualifié parce que trop récent (un Pen hir de l’architecte Vivier, bateau moderne qui n’a de traditionnel que son gréement). Le deuxième un autre cotre qui d’après Laurent n’a jamais été un bateau de travail.

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Cornish Shrimper

A la remise des prix, le Cornish, malgré tout son plastique, est second en temps compensé, nous on est troisième.  « Baaaa !!! Comme le répète Laurent « ce n’est pas bien grave, ce qui compte est d’avoir eu du goût…. » Un peu soulagé quand même d’avoir sauvé sa tête.

Dommage que sur la ligne de départ beaucoup étaient aux abonnés absents, on aurait aimé voir l’Ange Gardien, oula MarieClaudine deux chaloupes rapides et plus dans nos cordes, et plus de vieux gréements, la régate aurait été plus belle, mais le dimanche nombre de bateaux avaient déjà quitté la fête parce que le lundi est synonyme de travail.

La remise des prix et le pain pâté vin rouge font aussi partie des souvenirs inoubliables.

L’équipe de Treizour a de quoi être fière pendant les 4 jours de « temps fêtes 2010 », ses bateaux ont bien navigué et Volonté a gagné la régate des yoles.

Le troisième prix, un joli livre sur les vieux gréements, a, d’un commun accord, été dédicacé et offert à Laurent parce que le personnage méritait au moins ça…..

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Telenn après la régate, on range tout parce que demain elle ressort avec le club de voile (photo de Je MaC)

La Fête continue

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La Granvilaise tout un symbole

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Abadenn dans le Port Rhu (photo Arwen Marine)

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Les boules de feux, illuminations du dernier soir

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Le Belem et l’exploit de Yan Cariou son commandant d’avoir réussi la prouesse de le rentrer dans le Port Rhu

Le retour à St Evette avec le Drascombe a plutôt été du genre humide. Parti trop tard de Tréboul, le vent avait déjà viré à l’Ouest, au lieu du Nord prévu. Un long bord de près qui m’a amené presque à Morgat, puis sur Pors Lanvers. Pas terrible la remontée au vent. Les côtes de Beuzec sont noyées de brume et la mer est dure, je n’ai plus que la solution de mettre le moteur, et là c’est la saucée jusqu’à
la Pointe du Van. 
Après, travers au vent je peux renvoyer de la toile. Pors Loubous sort de la brume, je n’ai rien vu de mon pays si ce n’est les remous du Raz de Sein. 36 milles en moins de 8h et une pointe à 9.1 nds en sotie de Raz, et deux heures de moteur quand même, mais le canot va bien. 

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Retour au mouillage à St Evette

 

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