Didd

Mémoires et bricolages salés et iodés

26 septembre, 2010

Ouessant et l’archipel de Molène à l’aviron

Classé dans : photos et commentaires perso,souvenirs,textes personnels — didd @ 11:26

Aller à Ouessant et faire le tour avec le doris, faisait partie de mes envies.

Pendant l’été, avec Gaëlle, on s’était bien préparé pour. On voulait aller du Conquet dans la  baie de Lampaul à Ouessant, ensuite en faire le tour et terminer à Molène, et le troisième jour retourner sur le Conquet. Dans nos entraînements, on était même devenu Marathoniens à l’aviron : Pors Loubous (Plogoff) Tréboul d’une traite 23 milles en 7h50. Et puis voilà un été extrêmement pourri, impossible d’avoir une morte eau avec moins de 15 nds de vent.

Fin de l’été les RDV de l’Erdre et là je me retrouve le dernier jour a nager seul avec le doris et surprise je vais aussi vite qu’à deux, sûrement le fait d’être plus léger.

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Abadenn en remorque de Chouchen direction le Conquet

Vient Septembre et le beau temps, les vives eaux passent relativement bien et grand principe météo logique : la morte eau suit. Et puis il fallait que j’y aille. Doris en remorque de « Chouchen », c’est mon voilier mère poule, direction le Conquet. Le temps est gris et tristique, beaucoup de houle et Gaëlle ne sera pas là !!

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Jolies lumières le soir au Conquet

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LE CONQUET MOLENE

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Départ du Conquet à 7h du matin le jeudi 16 septembre pour Molène. Coef 35. Les premiers coups d’avirons sont toujours les plus durs, surtout quand il fait nuit noire et froid, lampe frontale sur la tête pour que Chouchen me repère, la sortie du port et un peu longue, et ensuite c’est le début du chenal de Four, je sais que j’aurai un courant de flot d’1,5 NDS dans le travers qui va me balancer trop dans le Nord. Les éclats des phares de Kermorvant et Saint Mathieu déchirent la nuit et en mer, ça gigote pas mal, mais bonne surprise je vois que ma vitesse est bonne, souvent à plus de 3,5 NDS, et en plus je me permets de faire un bac (contrer le courant en technique kayak). Dans la pénombre du jour naissant je vois « Chouchen » qui roule bord sur bord et après dans l’Est un lever de soleil bien rouge, mais j’ai toujours aussi froid.

8 heures du matin, le soleil est levé et la journée fait toujours tristique, mais on a dépassé Beniguet. Le plus dur est fait, je connais bien l’archipel de Molène pour l’avoir souvent pratiqué en Kayak, sauf qu’en kayak la navigation est bien plus facile, on voit par devant et toujours assez tôt la tête de roche à fleur d’eau sur laquelle je risque de m’empaler avec le doris.

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Dans l’archipel de Molène

Les yeux rivés sur le compas et GPS et en regardant souvent par-dessus mon épaule, on passe dans les trous de souris entre les Iles de Morgol et Lytiry. Les Phoques curieusement viennent toujours observer par derrière, et avec le doris, c’est un plaisir de les voir. La veine de courant est assez violente, souvent je tombe à 0 NDS entre 2 coups d’avirons, mais ça passe. Entre Lytiry et Quéménès (célèbre pour ces deux andouilles)

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Chouchen devant Lytiry

 C’est redevenu cool, le courant est avec nous et nous pousse au Nord. Petit arrêt vitamine, je profite de me débarrasser de ma brassière qui m’engonce de trop, mais je la remets vite fait car je suis trempé de sueur, et le petit vent de Noroît me gèle le dos.

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Qui voit Molène voit sa peine

Il me reste encore a faire un long bac à 45° du courant pour arriver à Molène, mais dans ma tête, j’y suis déjà. 3h15 d’aviron pour parcourir 8.9M zigzag compris, c’est du froid que j’ai le plus souffert, et maintenant rassuré sur ma vitesse, je sais que si Eole reste cool, demain, on sera à Ouessant.

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Le soleil réchauffe enfin Molène

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MOLENE OUESSANT

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Vendredi 17 septembre, Coef33, départ de Molène à 11h05, c’est mieux, et il fait soleil. En fait c’est les courants qui nous imposent les heures de départ. La fin de flot nous aidera jusqu’au phare de Kéréon, on passera au Nord de Balanec et de Bannec.

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Derrière Balanec et Bannec

Kéréon arrive assez vite et on est même un peu en avance sur la renverse ; une autre bonne nouvelle, la houle tombe de jour en jour. 4,5M de parcouru, presque la moitié. Bonjour Fromveur avec tes courants violents 9NDS en vives eaux, mais c’est la morte eau et puis je t’emmerde.

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Kéréon pointe au loin

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Kéréon

 Maintenant c’est du plein Ouest compas avec le début de jusant qui nous aidera un peu. La côte D’Ouessant approche, et ma fatigue aussi, mais la moyenne tient. Je suis encore dégoulinant de sueur alors à la pointe de Roch Hir je décapelle, le tee-shirt trempé suffira et peut-être même qu’il séchera un peu.

Je n’ai plus que l’entrée dans la baie de Lampaul à négocier, me faufiler entre toutes les têtes de roches qui minent mon parcours. Chouchen donne du tour par la Jument. On se retrouve bord à bord dans la baie au sud de la roche Corcé, le petit port est juste au bout, encore un mille et je vais pouvoir me reposer et apprécier le moment présent. Parce que me retrouver là, c’est déjà une victoire. 10,1 M de parcouru en 3h25 soit 3.1 nds de moyenne : c’est mieux qu’hier, mais aujourd’hui le courant ne m’a pas arrêté.

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Le « patron François Maurin »  Ignace a beaucoup navigué dessus

Cet après midi, ce sera encore une bonne sieste au programme, ensuite j’irai voir Ignace, un ami de
la Marmar et de longue date, qui connaît Ouessant comme sa poche pour avoir fréquenté tous ses parages en tant que marin et bénévole SNSM sur le « Patron François Maurin » et « Ouessant ». Demain, la météo sera bonne et la houle est encore tombée, alors je me permets de rêver, aller au moins jusqu’au Stiff par la côte Nord et après on verra, suivant ma fatigue. Si j’arrive à faire avancer le doris seul aussi vite qu’à deux, j’ai moins d’endurance et demain ça fait une trotte, je n’ose même pas regarder combien. Gaëlle me manque : avec elle je peux causer, et patati patata, faisant la route est moins longue, ici je me surprends a compter les centaines de coups d’avirons.

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LE TOUR D’OUESSANT

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Samedi 18 Setembre coef  43

Quand je faisais du kayak,
la Bretagne était un jardin privilégié, et le tour d’Ouessant est un peu l’Everest du kayakeur de mer. Ici le temps change vite, et la pointe Ouest est assez redoutable, les phares de Nividic et du Créarch imposent le respect. Les courants sont violents et la mer peut être très forte. « Ouessant c’est le brise lames de l’Atlantique, s’il n’existait pas, l’archipel de Molène ne serait plus là» C’est Ignace qui nous le dit : « ici la remontée du plateau continental est là juste devant la côte, alors la grosse houle de l’atlantique est synonyme de grosses déferlantes qui maltraitent les bords. » On dirait qu’une bombe a explosé dans le coin, déchirant la côte, sèmant des blocs de granit partout, contrariant les courants du Fromrust, devenus tellement imprévisibles que même les Ouessantins connaissent mal leurs humeurs. Mais aujourd’hui, j’ai de la chance, le vent est très faible et de plus au Nordet. Il faut toujours ce petit coté de chance pour passer par ici, quand je faisais du kayak je ne l’ai jamais eu. 
8 heures du matin, l’astre béni du marin fait toujours la sieste, mais les rougeurs de l’Ouest annoncent une belle journée. Le doris glisse bien dans l’eau laiteuse de la baie de Lampaul, je file vers la pointe Ouest où forcément les premières difficultés m’attendent. Christian est parti récupérer Ignace (ancien pêcheur et sauveteur volontaire SNSM sur « Patron François Maurin » et  »Ouessant »), ils ne seront pas trop de deux à bord de « Chouchen »pour éviter les nombreuses têtes de roches, Ignace nous avait prévenu : « elles ne sont pas toutes dans le GPS, mais dans ma tête elles le sont » 

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Un des pieds support de l’ancien téléphérique de Nividig

Au niveau de Nividic, « Chouchen » m’a rattrapé, et le jour aussi. Je suis dans un labyrinthe de cailloux et de ressac pas possible, la progression est difficile, les yeux rivés sur le compas et le GPS entre deux regards par-dessus l’épaule. Ce qui en kayak est aisé, avec le doris représente une autre paire de manches : faudrait monter des rétroviseurs, mais ils ne serviraient à rien tellement ça gigote et que les embruns volent. J’ai souvent évité aux derniers moments des têtes de roche vicieuses qui auraient pu me mettre à mal, mais le paysage est si grandiose que je fais quelques arrêts photos quand la mer me laisse un peu de répit.

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Falaises sauvages et déchirées de la pointe Ouest de Lampaul 

 De trous de souris en passage étroit, je progresse. « Chouchen » doit passer plus au large, son tirant d’eau d’1m30 ne lui autorise pas toutes mes fantaisies. Passer au ras, me permet de raccourcir ma route et aussi de tomber moins dans le courant et le ressac croisés plus au large, A voir le « Chouchen » rouler bord sur bord, je me sens mieux dans mon « Abadenn », privilégié observateur de cette côte extrêmement  sauvage.

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 Le Créarc’h

Enfin le phare du Créac’h défile sur tribord, c’est la marque de sortie du coin le plus mal famé d’Ouessant, la mer sur la côte nord deviendra de plus en plus facile. On passe entre des gros rochers et la terre, mais c’est bien plus large. Petit problème sans gravité : je frappe une tête de roche avec mon aviron, une saloperie non répertoriée sur mon GPS. 

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La passe de Keller (ces 2 photos sont prises par l’Amiral John Ushan de Keller qui se trouvait par un heureux hasard dans le coin)

L’Ile de Keller arrive, le plus simple est la laisser sur bâbord, en plus c’est génial car le courant nous pousse. En me retournant maintenant, j’ai la tour du Stiff, autre marque de parcours synonyme pour moi de réussite.

p9180095.jpg La tour radar du StiffJe coupe au ras dans les derniers cailloux pour me retrouver dans la baie du même nom. « Chouchen » me rejoint et me propose de m’arrêter un peu pour faire une petite bouffe, mais ce n’est 

pas possible pour moi parce que je vais avoir froid, entre la sueur et l’eau de mer, je suis trempé. Mais ça va, pas trop de fatigue juste une brûlure au niveau de l’épaule et une grosse ampoule à la main gauche, donc je peux continuer sur l’eau calme de la côte sud. Il va me falloir simplement rentrer le plus possible dans les baies pour chercher les contres courants favorables. Au rocher du Youc’h, je suis arrêté, vitesse à zéro entre deux coups de pelles, à peine un petit nœud en tirant, la progression est dure, mais après ça s’améliore je retrouve de la vitesse. Quand je tombe en dessous de 2,5 NDS il me faut faire côte et fleureter avec les têtes de roche, mais ça marche. Pointe de Penn Ar Roc’h, c’est trop tard, je revois encore une roche plate glisser en dessous le doris, et le bruit lugubre de ma dérive d’aviron qui casse. Pas grave cette fois ci parce que j’en ai une secours. Maintenant je recroise ma trace de hier sur le GPS et je n’ai plus qu’à la suivre pour rentrer dans
la Baie de Lampaul. A près la roche Le Corse « Chouchen » me rattrape (il a du faire le tour par
la Jument) Christian me crie « N’oublie pas de t’arrêter » 

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Au calme dans le petit port de Lampaul…… »Qui voit Ouessant voit son sang »

Ils sont tous les deux heureux à bord, et moi aussi.  14.2 milles a l’aviron en solitaire, je n’avais jamais fait autant, presque 3,2 NDS de moyenne ça me surprend !!!!  Je ne peux que remercier Christian et Ignace pour m’avoir  permis cette aventure

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Carte postale  « Breatgne Passion » .    Pointe Ouest d’Ouessant:  Le constraste entre le calme de la baie de Lampaul et la mer au niveau du Créarch est bien flagrant, au niveau de Nividic (invisible sur la photo) la mer est encore plus forte. 

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  Du haut de la tour radar du Stiff 72 m. (visite possible par un ami)

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Couché de soleil sur la baie de Lampaul 

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La Jument Dimanche 19 Coef 54 (ça grimpe) On veut regagner Sein, mais ce sera sous voile après avoir viré la Jument à l’aviron. Sauf que le vent de suroit déjà trop pointu a refusé horriblement, j’ai du abattre pour relâcher sur Molène. Pas grave, on a le temps. Ici on a profité de l’aubaine pour se faire une bonne soirée resto avec des amis kayakistes retrouvés sur l’île.Une dernière escale à Sein et notre virée se termine le jour après.

10 réponses à “Ouessant et l’archipel de Molène à l’aviron”

  1. Fernando dit :

    Bonjour Didd

    Je viens de suivre toute votre aventure chez Google Earth… Bravo!

    Ça m’a donné envie de reprendre la mer en aviron à bord de ma petite « Étoile du Berger », « Estrela d’Alva » em brésilien.

    La plus longue distance que j’ai fait en aviron, d’un seul trait a été Praia da Ferradura-Cabo Frio. Regardez!

    http://maps.google.com/maps?t=h&hl=pt-BR&ie=UTF8&ll=-22.878683,-42.019876&spn=0.30113,0.438766&z=11

    Bons Vents

    Je vais écrire à propos de vous, dans mon blog un peu plus tard.

    http://estreladalvacabofrio.blogspot.com/

    Fernando, du lointain Cabo Frio, Brésil, Atlantique Sud.

  2. Fernando Costa dit :

    Ça y est cher Didd!

    J’ai publié un post chez mon blog en commentant vore belle aventure. En portugais, bien sûr, mais vous pourrez le traduire en utilisant Google, Alta Vista Babel Fish et autres. Encore une fois bravo et bon courage!

    Fernando « Estrela d’Alva » Costa

    http://estreladalvacabofrio.blogspot.com/2010/09/didd-do-abadenn-velejador-solitario-e.html

  3. didd dit :

    Bonjour Fernando et merci pour tout ça.
    Je n’arrive pas trop à me représenter la distance que t’as fait à l’aviron, tu sais je ne suis pas très doué avec l’informatique. Tu pourrais m’envoyer une photo d’ “Estrela d’Alva”. Je te laisse mon email : kerlaer.dc@free.fr ,et ce sera plus facile pour converser.
    Encore merci et à bientôt.
    Didier

  4. danae dit :

    Didd c’est super ton parcours, j’admire ta volonté et ton récit est très intéressant à lire. Bises

    Dernière publication sur Les voyages de Danae au Sahara, en Asie et ailleurs : Sourires des enfants du monde

  5. Ronan dit :

    Bravo pour ce périple digne d’un « Everest » et pour le superbe récit de l’aventure !

    Ronan

  6. Fernando Costa dit :

    Bonjour Didd!

    Je viens de calculer pour toi la distance que j’ai parcouru à l’aviron de la plage de Ferradura à Búzios à la plage du Fort de Saint Mateus à Cabo Frio, en passant derrière les îles de Breu et Pargos, ce que m’a pris dix heures. Total de 14 milles nautiques, Didd! D’un seul trait et avec mon canot à pleine charge. Quand est-ce que tu arrives pour que nous disputons une régate. Penses-tu que la mer da la Costa do Sol c’est facile? Pas du tout Didd. Plus de trente naufrages célèbres dans le coin. Parmis eux celui da la frégate anglaise « Thetis », qui éventrée a semé le fond de la mer de monnaies d’or qu’on cherche jusqu’à présent. Chez mon blog tu rencontreras une demie-douzaine de photos de mon humble canot « Estrela d’Alva » a bord duquel j’ai fait le tour à la voile de toutes les 20 îles (18 sont désertes – 15 sont sauvages) qu’on rencontre au long de la côte de Cabo Frio.

    Penses-tu que tu es le seul marin hardi du monde?

    Bons vents et encore une fois Bravo!

    Fernando, du lointain Cabo Frio, Brésil, Atlantique Sud

  7. zabb dit :

    tu seras toujours mon Walter Bonatti marin !! et je t’accompagne voir Fernando quand tu veux (sauf pendant les vendanges !!)

  8. George dit :

    Bonjour,
    Mon épouse et moi sommes attiré par l’aviron à deux, hélas notre cahier des charges est assez compliqué. Comme nous habitons dans le grand est, pour atteindre des lieux interessant nous sommes obligé de prendre la caravane, donc le « canot » doit pouvoir se mettre sur le toit de la voiture. En plus nous sommes les parents d’une petite handicapée qui vit en permanence avec nous, il faut donc l’embarquer. Pour nous aider dans notre choix, peux tu nous fournir quelques dimension de ton Doris en y ajoutant la distance entre les rameurs (axe des sièges), distance axe siège/ dame de nage, la longueur de tes avirons…Enfin tout ce qui peut nous aider à choisir un Kit de chez Arwen Marine. Je précise que vue notre âge (55 ans) et notre sportivité, nous ne ferons que de la balade tranquille, par beau temps et à cause notre éloignement de la mer sur plan d’eau douce le plus souvent. Belfort est plus près du lac Léman que de la Bretagne…Merci de me répondre, si tu le désire, tu peux utiliser mon mail…

  9. zik dit :

    Je découvre tous tes récits récents, très vivants
    Mes félicitations pour tous ces exploits, car pour moi ce sont vraiment des exploits de faire tout ça !
    Bisous Didd

  10. didd dit :

    Et bien non, je ne vois pas ça pareil. Zik va demander à un marathonien lambda s’il a fait un exploit pendant son marathon.
    Il va te répondre que non, que c’est surtout une course envers lui-même éventuellement un chalenge personnel, mais pas un exploit !!!
    Moi c’est pareil.
    Didd

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