Didd

Mémoires et bricolages salés et iodés

14 avril, 2011

CONSTRUCTION AMATEUR D’UN VOILE AVIRON ILUR 4ième partie

FINITION INTERIEURE DE
LA COQUE

***LISSE DE PRECEINTE. ***

mercredi 4 avril 2011

prparationetretournement28.jpg 

Au niveau de la préceinte, une latte de doublage intérieur en iroko ép. 10mm est collée symétriquement à BD et TB.

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Collage entre chaque membrure, un clouage provisoire l’empêche de glisser pendant le serrage. 

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Arasage du pied de membrure puis ponçage d’ébauche de la lisse de préceinte. 

***TABLEAU ARRIERE ET CAISSONS.*** 

 finitiontableauarrire.jpg  Renfort de collage du tableau arrière, prise de la forme exacte avec un gabarit.

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Traçage au critérium en s’appuyant sur une règle souple. 

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Traçage effctué sur chute de CP ép. 15, prête à être découpée à la sauteuse. 

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6 caissons au niveau du tableau AR. Les 2 latéraux caissons de flottabilité. Au centre à l’AR un caisson étanche (matériel de sécu), devant un caisson semi étanche pour la nourrice et divers. 

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 Réalisation du gabarit pour couvercle de caisson de nourrice.

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 Réalisation du capot en s’appuyant directement sur le couvercle du caisson.

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Moussage des caissons étanche en stirodur, découpage des plaques à la scie sauteuse, moyen le plus rapide. 

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Collage de l’ensemble arrière, les 3 couvercles de caisson, un renfort en  CP ép. 15 mm du tableau AR, et le tri plage de la lisse de préceinte par l’intérieur. 

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Montage de la pompe sur la cloison intérieur de l’ensemble coffre AR. Aspiration devant le puits de dérive, refoulement au travers du caisson étanche TD. Traversée de cloison et passe coque.

***ETAMBRAI, PUITS A CHAINE ET CAISSONS AVANT.*** 

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Secteurs de CP ép. 15 pour renforcer l’étambrai. 

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Continuation du remplissage

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Le remplissage renfort d’étambrai est réalisé, fabrication d’un gabarit pour caissons de puits de chaine.

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Le caisson du puits à chaine en séchage.   finitiontambraipuitsdechaine15.jpg

Ensemble des caissons d’avant, les deux latéraux : réserve de flottabilité (seront moussées). Le central devant le puits de dérive : caisson de rangement bout, pare-battages et divers, des anguillers permettront à l’eau venant du puits à chaine de s’écouler au travers ce caisson vers le centre du canot ou elle pourra être pompée.

 

 

***FINITION DE LA PARTIE CENTRALE ET DU PUITS DE DERIVE. ***

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La pièce métallique servait à tenir la dérive pendant le retournement. Elle a été enlevée et la dérive provisoirement reposera sur le sol.  p4240076.jpg 

Montage de deux joues de remfort et de lattes le long de la jonction puits de dérive partie basse, collage avec joint-congé.  

 ***TECHNIQUE DES JOINT-CONGES.***  

Toutes les membrures et caissons on été collés ou renforcés au moyen de joint-collés. Gros avantage de la colle époxy : le joint congé qui permet des collages très solides avec une rapidité et facilité de réalisation, inconcevable en construction traditionnelle.  jointscongs.jpg  Diverses spatules réalisées dans des couteaux à mastique, les rondes servent à la réalisation des joint-congés, les plates à racler et aussi enduire la colle.   jointscongs2.jpg

La colle (résine SR 5550 et durcisseur lent SD 5503) est chargée en wood fill 250 jusqu’à obtention d’un mélange relativement consistant (le pot retournée, il ne coule pas). Application à la spatule ronde (je ne protège pas les bois sur les cotés, habitude) Ensuite après 2 à 3 lissage, l’excédent de mélange se retrouve chassé sur les extérieurs.

 jointscongs4.jpg

L’excédent de mélange est ensuite raclé. 

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On voit bien le mouillage de la résine époxy.

jointcongs12.jpg

Après séchage le joint-congé devra être poncé (stratification ou peinture)

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Au niveau des joint-congés, La meilleure ponceuse c’est bande de papier et huile de coude, le problème est l’usure des doigts.

***STRATIFICATION INTERIEUR DE LA COQUE .***  

Un tissus bi biais de 200 gr est posé entre les membrures. Le but étant une meilleure protection de bois et un collage de l’ensemble renforcé.statifiont.jpg

Patrons de découpe réalisés dans du papier journal.

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Le tissu est découpé un peu plus large, pour recouvrir les joint-congés. Stratification au rouleau et pose d’un tissu d’arrachage qui facilitera le ponçage. Quelques problèmes de rapidité de séchage de la résine, dut utiliser un durcisseur super lent SD 5502. Durée de cette stratif 3 bons après midi. Le tissu d’arrachage est long a mettre en œuvre, théoriquement on doit le faire coller en le tirant avec une spatule, il doit pomper l’excédent de résine, mais j’ai du en plus me servir du rouleau. L’état de surface après arrachage est plus propre, plus sec, mais il a quand même nécessité un léger ponçage. 

*** BANCS LATERAUX .***  Si mon ilur extérieurement est simplement rallongé par rapport aux plans d’origine, l’intérieur est totalement différent. Plus de réserve de flottabilité et de caissons étanches. Il aura aussi 2 bancs coffre latéraux faisant également office de caissons étanches.

bancslatraux.jpg

Le banc latéral est délimité en 3 zones : à l’arrière réserve de flottabilité, au centre deux caissons de rangement étanches. Les deux cloisons de séparation sont montées provisoirement ainsi que la traverse supérieure.  bancslatraux1.jpg

Réalisation du gabarit.bancslatraux2.jpg

Traçage au moyen du gabarit sur une plaque de  CP marine ép. 5 mm.  bancslatraux3.jpgPlaque latérale après découpe, la bâbord sera réalisée par copiage.

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 Montage des 2 plaques latérales, découpe après collage d’ouverture pour des couvercles étanches carrés. Collage de traverses de raidissage pour le dessus des bancs. 

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 Fabrication du gabarit de traçage pour le dessus des bancs. Le dessus sera réalisé en CP marine ép. 5mm.

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 Dessus des bancs montés à blanc.

10 février, 2011

CONSTRUCTION AMATEUR D’UN VOILE AVIRON ILUR 3iéme partie

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***FABRICATION DE LA FAUSSE ETRAVE*** lamellé collé de sapelli.

Début  Lundi 6 février 2011. Débit de 12 lattes de sapelli ép4 largeur 54 mm. Puis relevé de la courbe réelle étrave brion et  début de quille.

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2 petites lattes en bois rouge ép. 5mm sont collées sur elles même directement sur l’étrave, ensuite l’ensemble est rigidifié au moyen de chutes (lattes de bordé).

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Forme de l’étrave, au niveau du brion il me sera nécessaire de rigidifier davantage.

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La forme relevée de l’étrave est posée sur le plan, de travail, 20 taquets sont vissés en appui dessus. Le gabarit de la fausse étrave est réalisé.

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Moulage de la fausse l’étrave. finitiontrave9.jpg

Fausse étrave après séchage et ponçage.

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Fausse étrave montée à blanc, sur l’arrière scarf pour recevoir la pièce de quille.

 ***FABRICATION DE LA FAUSSE QUILLE FINITION DU PUITS DE DERIVE***

finitionquilledrive.jpg 

Ouverture de passage du puits de dérive largeur 40 mm. Scie circulaire.  finitionquilledrive1.jpg

Réalisation de la fausse quille avec passage du puits de dérive.

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Trusquin de fortune pour traçage d’un jour.

finitionquilledrive3.jpg Pièce de fausse quille terminée.

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Retour sur le puits de dérive  Montage d’un gabarit pour relever la courbe intérieure au niveau de la quille.

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Ajustage le l’épaisseur du puits de dérive au passage de la quille, suivant la courbe relevée. Largeur ext. du puits 55mm, passage au niveau de la quille <40 mm.

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Le puits est prêt à être refermé et collé, la dérive (inox ép. 10) est positionnée dedans pour une ultime vérification. Le rond noir est une joue de frottement en HD500. La dérive pèse 39kg et le puits 14, l’ensemble 53kg…..

***FABRICATION DE L’AILERON DE QUILLE*** lamellé collé de sapelli.

 L’aileron de quille est sans doute la pièce la plus difficile à réaliser, parce qu’elle est « tordue » dans tous les sens. A la base au niveau du tableau AR elle fait 100mm de large, elle suit la coque en s’affinant pour rejoindre la pièce de quille 60mm de large, et au niveau de la quille jusqu’à l’étambot elle est d’une épaisseur constante de 50mm. 

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 2 ép. de sappeli 100*10 on été collé sur place le long de la coque. Le jour suivant réalisation d’un gabarit pour tracer l’âme de l’aileron en sapelli ép. 20. 

ailerondequille2.jpg 

L’âme est collé sur place, le lamellé de sapelli de base est vissé à la coque par en dessous. Des calles de bois permettront de repositionner exactement l’aileron dans les mêmes trous de vissage.

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La colle a séchée, l’ensemble est dévissé de la coque, la partie lamellé est affinée, scie sauteuse pour l’amener a 60 mm au niveau de la quille.

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Lamellé collé, lattage de chaque coté de l’âme, plis se 15mm pour la partie cintrée, plis de 35 mm pour la partie droite, les plis se chevauchent.

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Finition au rabot électrique et à la ponceuse à bande. 

 ***MONTAGE DE L’ENSEMBLE : puits avec dérive, fausse étrave, fausse quille et aileron de quille***

   finitionquilledrive14.jpg L’ensemble puits et dérive (53kg) est monté par en dessous, une fois verticalisé sur deux calle, l’ensemble est monté progressivement avec un Crick hydraulique, guidé entre deux joues de bois. Avant de venir en contact avec la quille, les surfaces ont été enduites d’une colle assez chargée. Ensuite par le dessus j’ai laissé pénétrer une colle plus liquide. 

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La fausse quille est collée à l’ensemble bateau puits de dérive.

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L’aileron de quille est collée, vissage par en dessous.

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Deux joues supplémentaires (sapelli ép. 5) sont collées au niveau du puits de dérive. finitionensembleaqfqe1.jpg 

Les ensembles : fausse étrave, fausse quille, aileron de quille sont collés, au niveau de la coque des joints congés époxy sont réalisés. Deux quilles d’échouage ont été réalisées en lamellé collé de sipo. Elles sont vissées au niveau des membrures puis démontées pour faciliter la stratification. Toutes les retouches nécessaires ont été effectuées, l’extérieur de la coque est enfin prête pour la stratification. 

 ***STRATIFCATION DE LA COQUE***

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Samedi 5 mars : 3 amis sont venu me prêter main forte, Laurent (spécialiste en époxy) Abel et Christian. Une ambiance adéquate 20°C a été créée : diminution du volume du garage par un rideau en pvc, chauffage par convecteur électrique et canon a air chaud à gaz. Contrôle par thermomètre hygromètre. Stratification avec résine 5550 et durcisseur lent 5503, tissus bi biais 300gr, largeur 1m25 et longueur de la coque. 

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En 2h30mm l’opération a été rondement menée. ilur20110305stratificationetenduit41.jpg

Dans l’après midi enduisage de la coque avec résine chargée au mixfill10. Une heure de temps et c’est fini. Par contre on a du faire vite et malheureusement certaines surépaisseurs ont été inévitables. 

stratifponage1.jpg 

Lundi 7 mars : après deux jours de séchage d’enduit la corvée de ponçage commence, c’est la partie la plus fastidieuse de la construction. A bien réfléchir il aurait été préférable d’utiliser un tissus d’arrachage, et le jour après de prendre bien le temps pour enduire (couches plus fines) avec des spatules les plus larges possible, raclette inox de 40 cm.  

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La tarlatane un outil qui vas bien pour la finition. Après la première corvée, ré-enduisage mais avec une spatule large et ponçage plus facile, après retouches de quelques défauts et re-ponçage…Beaucoup de ponçage et de poussière en fait.  stratifponage8.jpg 

Samedi 12 mars, la coque est enfin finie d’être poncée, les quilles d’échouages sont montées vissées et collées à l’époxy plus joint congé. Elles ainsi que le dessus de quille seront traitées à l’époxy, donc encore du ponçage.

***FINITION EXT DES LISSES DE PRECEINTE***

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Fabrication d’un gabarit au moyen de deux petites lattes de sipo, la supérieure est clouée provisoirement sur la coque et l’inférieure tenue au raz de la lisse avec des serre-joints. Une triangulation en petites lattes les réuni toutes les deux. Fixations par colle chaude.   lissedeprceinte4.jpg

Report de la forme sur deux plaques d’iroko ép. 8.  lissedeprceinte7.jpg

Les plaques d’iroko ont été découpées à la sauteuse en extérieur de trait, puis clouées provisoirement entre elles et rabotées pour arriver à mourir sur le trait, finition par un coup de ponceuse à bande sur champ, ainsi elles sont strictement identiques. lissedeprceinte12.jpg 

Dégraissage obligatoire de l’iroko à l’acétone et collage à l’époxy. Un pointage provisoire les empêchera de glisser pendant le serrage. 

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Les lisses sont terminées, elles ont été traitées à l’époxy avant peinture undercoat, et évidement il faudra encore les re-poncer.

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1er couche d’undercoat, j’ai acheté (chez Brico Dépo) un compresseur basique 3cv cuve 100l qui marche très bien, et un pistolet au top (chez Sicomin) avec le quel j’ai eu beaucoup de soucis, si ben que la première couche je dois la passer au rouleau (finition pas terrible +galère).    peintureundercoat9.jpg

Les ferrures de coque ont été réalisées en découpe laser. Inox 316 ép. 4. Au niveau du puits de dérive 2 joues internes sont soudées pour éviter le frottement de la dérive inox sur le contre plaqué. 

  peintureundercoat10.jpg La ferrure de puits de dérive après nettoyage et passivation des soudures à l’acide.

peintureundercoat11.jpgJ’ai enfin réussi a réparer et faire marcher correctement le pistolet, les couches suivantes deviennent de plus en plus simples et rapides avec un résultat sans commune mesure du travail au rouleau. Les ferrures ont été individuellement peinte au pinceau et ensuite montées (avec un préalable montage à blanc). Sur la photo : montage de la ferrure d’étrave.

 peintureundercoat12.jpg

Les trois couches d’undercoat sont terminées(Total 2 litres) . L’undercoat est un primaire époxy, entre chaque couche, ponçage égrainage avec du papier à sec 200.    peintureext3.jpg

Samedi 26 mars, peinture de la coque en blanc crème. Env 1litre de peinture industrielle. Petit aparté sur la peinture : Les shipchandlers sont vraiment des voleurs (Océan Diff, Cop Mar, Accastillage Dif  etc…). Prix de la peinture internationale bi-composants 51€9 0 le pot de 75cl soit le litre à 69€2 et il me faut une douzaine de pots !!!! Évidemment ils font des remises, enfin des pissettes 10, 12 15% au mieux). L’autre solution la peinture industrielle bi-composant de chez AD comoda (en qualité ça doit être la même chose) 17€7 le litre, donc une économie de plus de 50€. Quant-on imagine que déjà eux ils font au moins la culbute la dessus, on a une idée du gros bénéfice que font les autres voleurs.

***PONCAGE DE L’INT. DE LA COQUE***  

On retrouve à l’intérieur de la coque les mêmes petits défauts qu’a l’extérieur, plus les coulures de colle. J’ai préféré poncer l’intérieur de la coque quand elle était toujours à l’envers, la position est plus confortable qu’à genoux dans la coque retournée, certes la poussière me retombe dessus mais au moins au niveau du travail c’est plus propre.

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Ce n’est quand même pas une partie de plaisir, enfin ça a duré 3 jours… 

 ponageintcoque3.jpg L’attirail de ponçage : Orbital, plateau sur perceuse, meuleuse d’angle avec petit plateau de ponçage, lime électrique, ponceuse delta, drémel. Enfin tout ce que je possède, la ponceuse à bande ne passe pas, forme concave et taille trop importante….. 

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L’efficacité même pour les formes concave. Un disque gros grains monté sur un plateau plus petit. En appuyant un peu, le disque (suffisamment rigide) arrive a bien épouser la forme .La perceuse est tenue avec un léger angle. Il m’aura fallut 3 après midi pour arriver à bout.  peintureext5.jpg

 La ligne d’eau a été tracée au niveau laser, elle est volontairement un peu plus haute que celle d’origine.

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Jeudi 31mars, la ligne d’eau est peinte : un bon 1/2 litre de peinture….

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J’ai réalisé un cadre en bois autour de la coque qui permettra le retournement sans abimer la peinture.

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Samedi 2 avril 19h, un jour particulier. 1ère sortie hors du garage et retournement.

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Les copains et les voisins sont là. Merci à Pascal, Ewen, Jean Pierre, Yves, Abel, Humbert, Thierry, Christian. Le bateau fait son poids, c’est vrai que le châssis se retrouve dessus, et qu’à l’endroit les prises ne sont pas faciles, pour le rentrer on a dû se reprendre à plusieurs reprises.

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 Dimanche 3 avril, les longerons de châssis et les jambettes de fixation sur membrures sont démontées, la finition intérieure peu commencer.

299h de travail auront été nécessaires pour cette troisième partie. 

26 septembre, 2010

Ouessant et l’archipel de Molène à l’aviron

Classé dans : photos et commentaires perso,souvenirs,textes personnels — didd @ 11:26

Aller à Ouessant et faire le tour avec le doris, faisait partie de mes envies.

Pendant l’été, avec Gaëlle, on s’était bien préparé pour. On voulait aller du Conquet dans la  baie de Lampaul à Ouessant, ensuite en faire le tour et terminer à Molène, et le troisième jour retourner sur le Conquet. Dans nos entraînements, on était même devenu Marathoniens à l’aviron : Pors Loubous (Plogoff) Tréboul d’une traite 23 milles en 7h50. Et puis voilà un été extrêmement pourri, impossible d’avoir une morte eau avec moins de 15 nds de vent.

Fin de l’été les RDV de l’Erdre et là je me retrouve le dernier jour a nager seul avec le doris et surprise je vais aussi vite qu’à deux, sûrement le fait d’être plus léger.

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Abadenn en remorque de Chouchen direction le Conquet

Vient Septembre et le beau temps, les vives eaux passent relativement bien et grand principe météo logique : la morte eau suit. Et puis il fallait que j’y aille. Doris en remorque de « Chouchen », c’est mon voilier mère poule, direction le Conquet. Le temps est gris et tristique, beaucoup de houle et Gaëlle ne sera pas là !!

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Jolies lumières le soir au Conquet

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LE CONQUET MOLENE

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Départ du Conquet à 7h du matin le jeudi 16 septembre pour Molène. Coef 35. Les premiers coups d’avirons sont toujours les plus durs, surtout quand il fait nuit noire et froid, lampe frontale sur la tête pour que Chouchen me repère, la sortie du port et un peu longue, et ensuite c’est le début du chenal de Four, je sais que j’aurai un courant de flot d’1,5 NDS dans le travers qui va me balancer trop dans le Nord. Les éclats des phares de Kermorvant et Saint Mathieu déchirent la nuit et en mer, ça gigote pas mal, mais bonne surprise je vois que ma vitesse est bonne, souvent à plus de 3,5 NDS, et en plus je me permets de faire un bac (contrer le courant en technique kayak). Dans la pénombre du jour naissant je vois « Chouchen » qui roule bord sur bord et après dans l’Est un lever de soleil bien rouge, mais j’ai toujours aussi froid.

8 heures du matin, le soleil est levé et la journée fait toujours tristique, mais on a dépassé Beniguet. Le plus dur est fait, je connais bien l’archipel de Molène pour l’avoir souvent pratiqué en Kayak, sauf qu’en kayak la navigation est bien plus facile, on voit par devant et toujours assez tôt la tête de roche à fleur d’eau sur laquelle je risque de m’empaler avec le doris.

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Dans l’archipel de Molène

Les yeux rivés sur le compas et GPS et en regardant souvent par-dessus mon épaule, on passe dans les trous de souris entre les Iles de Morgol et Lytiry. Les Phoques curieusement viennent toujours observer par derrière, et avec le doris, c’est un plaisir de les voir. La veine de courant est assez violente, souvent je tombe à 0 NDS entre 2 coups d’avirons, mais ça passe. Entre Lytiry et Quéménès (célèbre pour ces deux andouilles)

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Chouchen devant Lytiry

 C’est redevenu cool, le courant est avec nous et nous pousse au Nord. Petit arrêt vitamine, je profite de me débarrasser de ma brassière qui m’engonce de trop, mais je la remets vite fait car je suis trempé de sueur, et le petit vent de Noroît me gèle le dos.

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Qui voit Molène voit sa peine

Il me reste encore a faire un long bac à 45° du courant pour arriver à Molène, mais dans ma tête, j’y suis déjà. 3h15 d’aviron pour parcourir 8.9M zigzag compris, c’est du froid que j’ai le plus souffert, et maintenant rassuré sur ma vitesse, je sais que si Eole reste cool, demain, on sera à Ouessant.

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Le soleil réchauffe enfin Molène

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MOLENE OUESSANT

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Vendredi 17 septembre, Coef33, départ de Molène à 11h05, c’est mieux, et il fait soleil. En fait c’est les courants qui nous imposent les heures de départ. La fin de flot nous aidera jusqu’au phare de Kéréon, on passera au Nord de Balanec et de Bannec.

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Derrière Balanec et Bannec

Kéréon arrive assez vite et on est même un peu en avance sur la renverse ; une autre bonne nouvelle, la houle tombe de jour en jour. 4,5M de parcouru, presque la moitié. Bonjour Fromveur avec tes courants violents 9NDS en vives eaux, mais c’est la morte eau et puis je t’emmerde.

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Kéréon pointe au loin

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Kéréon

 Maintenant c’est du plein Ouest compas avec le début de jusant qui nous aidera un peu. La côte D’Ouessant approche, et ma fatigue aussi, mais la moyenne tient. Je suis encore dégoulinant de sueur alors à la pointe de Roch Hir je décapelle, le tee-shirt trempé suffira et peut-être même qu’il séchera un peu.

Je n’ai plus que l’entrée dans la baie de Lampaul à négocier, me faufiler entre toutes les têtes de roches qui minent mon parcours. Chouchen donne du tour par la Jument. On se retrouve bord à bord dans la baie au sud de la roche Corcé, le petit port est juste au bout, encore un mille et je vais pouvoir me reposer et apprécier le moment présent. Parce que me retrouver là, c’est déjà une victoire. 10,1 M de parcouru en 3h25 soit 3.1 nds de moyenne : c’est mieux qu’hier, mais aujourd’hui le courant ne m’a pas arrêté.

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Le « patron François Maurin »  Ignace a beaucoup navigué dessus

Cet après midi, ce sera encore une bonne sieste au programme, ensuite j’irai voir Ignace, un ami de
la Marmar et de longue date, qui connaît Ouessant comme sa poche pour avoir fréquenté tous ses parages en tant que marin et bénévole SNSM sur le « Patron François Maurin » et « Ouessant ». Demain, la météo sera bonne et la houle est encore tombée, alors je me permets de rêver, aller au moins jusqu’au Stiff par la côte Nord et après on verra, suivant ma fatigue. Si j’arrive à faire avancer le doris seul aussi vite qu’à deux, j’ai moins d’endurance et demain ça fait une trotte, je n’ose même pas regarder combien. Gaëlle me manque : avec elle je peux causer, et patati patata, faisant la route est moins longue, ici je me surprends a compter les centaines de coups d’avirons.

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LE TOUR D’OUESSANT

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Samedi 18 Setembre coef  43

Quand je faisais du kayak,
la Bretagne était un jardin privilégié, et le tour d’Ouessant est un peu l’Everest du kayakeur de mer. Ici le temps change vite, et la pointe Ouest est assez redoutable, les phares de Nividic et du Créarch imposent le respect. Les courants sont violents et la mer peut être très forte. « Ouessant c’est le brise lames de l’Atlantique, s’il n’existait pas, l’archipel de Molène ne serait plus là» C’est Ignace qui nous le dit : « ici la remontée du plateau continental est là juste devant la côte, alors la grosse houle de l’atlantique est synonyme de grosses déferlantes qui maltraitent les bords. » On dirait qu’une bombe a explosé dans le coin, déchirant la côte, sèmant des blocs de granit partout, contrariant les courants du Fromrust, devenus tellement imprévisibles que même les Ouessantins connaissent mal leurs humeurs. Mais aujourd’hui, j’ai de la chance, le vent est très faible et de plus au Nordet. Il faut toujours ce petit coté de chance pour passer par ici, quand je faisais du kayak je ne l’ai jamais eu. 
8 heures du matin, l’astre béni du marin fait toujours la sieste, mais les rougeurs de l’Ouest annoncent une belle journée. Le doris glisse bien dans l’eau laiteuse de la baie de Lampaul, je file vers la pointe Ouest où forcément les premières difficultés m’attendent. Christian est parti récupérer Ignace (ancien pêcheur et sauveteur volontaire SNSM sur « Patron François Maurin » et  »Ouessant »), ils ne seront pas trop de deux à bord de « Chouchen »pour éviter les nombreuses têtes de roches, Ignace nous avait prévenu : « elles ne sont pas toutes dans le GPS, mais dans ma tête elles le sont » 

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Un des pieds support de l’ancien téléphérique de Nividig

Au niveau de Nividic, « Chouchen » m’a rattrapé, et le jour aussi. Je suis dans un labyrinthe de cailloux et de ressac pas possible, la progression est difficile, les yeux rivés sur le compas et le GPS entre deux regards par-dessus l’épaule. Ce qui en kayak est aisé, avec le doris représente une autre paire de manches : faudrait monter des rétroviseurs, mais ils ne serviraient à rien tellement ça gigote et que les embruns volent. J’ai souvent évité aux derniers moments des têtes de roche vicieuses qui auraient pu me mettre à mal, mais le paysage est si grandiose que je fais quelques arrêts photos quand la mer me laisse un peu de répit.

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Falaises sauvages et déchirées de la pointe Ouest de Lampaul 

 De trous de souris en passage étroit, je progresse. « Chouchen » doit passer plus au large, son tirant d’eau d’1m30 ne lui autorise pas toutes mes fantaisies. Passer au ras, me permet de raccourcir ma route et aussi de tomber moins dans le courant et le ressac croisés plus au large, A voir le « Chouchen » rouler bord sur bord, je me sens mieux dans mon « Abadenn », privilégié observateur de cette côte extrêmement  sauvage.

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 Le Créarc’h

Enfin le phare du Créac’h défile sur tribord, c’est la marque de sortie du coin le plus mal famé d’Ouessant, la mer sur la côte nord deviendra de plus en plus facile. On passe entre des gros rochers et la terre, mais c’est bien plus large. Petit problème sans gravité : je frappe une tête de roche avec mon aviron, une saloperie non répertoriée sur mon GPS. 

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La passe de Keller (ces 2 photos sont prises par l’Amiral John Ushan de Keller qui se trouvait par un heureux hasard dans le coin)

L’Ile de Keller arrive, le plus simple est la laisser sur bâbord, en plus c’est génial car le courant nous pousse. En me retournant maintenant, j’ai la tour du Stiff, autre marque de parcours synonyme pour moi de réussite.

p9180095.jpg La tour radar du StiffJe coupe au ras dans les derniers cailloux pour me retrouver dans la baie du même nom. « Chouchen » me rejoint et me propose de m’arrêter un peu pour faire une petite bouffe, mais ce n’est 

pas possible pour moi parce que je vais avoir froid, entre la sueur et l’eau de mer, je suis trempé. Mais ça va, pas trop de fatigue juste une brûlure au niveau de l’épaule et une grosse ampoule à la main gauche, donc je peux continuer sur l’eau calme de la côte sud. Il va me falloir simplement rentrer le plus possible dans les baies pour chercher les contres courants favorables. Au rocher du Youc’h, je suis arrêté, vitesse à zéro entre deux coups de pelles, à peine un petit nœud en tirant, la progression est dure, mais après ça s’améliore je retrouve de la vitesse. Quand je tombe en dessous de 2,5 NDS il me faut faire côte et fleureter avec les têtes de roche, mais ça marche. Pointe de Penn Ar Roc’h, c’est trop tard, je revois encore une roche plate glisser en dessous le doris, et le bruit lugubre de ma dérive d’aviron qui casse. Pas grave cette fois ci parce que j’en ai une secours. Maintenant je recroise ma trace de hier sur le GPS et je n’ai plus qu’à la suivre pour rentrer dans
la Baie de Lampaul. A près la roche Le Corse « Chouchen » me rattrape (il a du faire le tour par
la Jument) Christian me crie « N’oublie pas de t’arrêter » 

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Au calme dans le petit port de Lampaul…… »Qui voit Ouessant voit son sang »

Ils sont tous les deux heureux à bord, et moi aussi.  14.2 milles a l’aviron en solitaire, je n’avais jamais fait autant, presque 3,2 NDS de moyenne ça me surprend !!!!  Je ne peux que remercier Christian et Ignace pour m’avoir  permis cette aventure

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Carte postale  « Breatgne Passion » .    Pointe Ouest d’Ouessant:  Le constraste entre le calme de la baie de Lampaul et la mer au niveau du Créarch est bien flagrant, au niveau de Nividic (invisible sur la photo) la mer est encore plus forte. 

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  Du haut de la tour radar du Stiff 72 m. (visite possible par un ami)

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Couché de soleil sur la baie de Lampaul 

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La Jument Dimanche 19 Coef 54 (ça grimpe) On veut regagner Sein, mais ce sera sous voile après avoir viré la Jument à l’aviron. Sauf que le vent de suroit déjà trop pointu a refusé horriblement, j’ai du abattre pour relâcher sur Molène. Pas grave, on a le temps. Ici on a profité de l’aubaine pour se faire une bonne soirée resto avec des amis kayakistes retrouvés sur l’île.Une dernière escale à Sein et notre virée se termine le jour après.

30 juillet, 2010

Comment devient-on marathonien.

Classé dans : photos et commentaires perso,textes personnels — didd @ 14:06

Dans notre tête, le projet de faire le tour d’Ouessant à partir du Conquet.

Le premier jour, la plus longue étape 17 milles qui doit nous amener à Lampaul en traversant l’archipel de Molène. Après c’est le tour d’Ouessant avec étape à Molène, et le troisième jour on rentre.

Pour être sûr de nous ces 17 milles il nous faudrait les réaliser avant.

Décision est prise on fera un Pors Loubous Tréboul, et arrivés un peu plus loin que le phare du Millet, on hissera  les voiles pour finir.

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Pors Loubous au Printemps (photo de Rémy)

Pors Loubous vendredi 30 juillet 6h10 du matin, il fait encore nuit, et on est déjà un peu en retard pour le Raz de Sein, lampe frontale sur la tête, les premiers coups d’aviron sont toujours un peu durs.

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Pointe du Raz en hivers, on passera juste derrière le Gorleg (photo de Rémy)

Une aube tristique se lève, noyée dans la brume, on a passé la pointe du Raz, le jusant nous a quand même un peu contrariés, on rentre un peu dans la Baie des Trépassés pour moins subir le courant. Elle est longue cette baie, enfin nous voilà dans « le Couert » (le ruisseau en breton) à la Pointe du Van. Courant contraire assez impressionnant bien plus fort qu’à la Pointe du Raz. Et on passe, comme j’aurais voulu avoir une photo prise du haut, mais à cette heure ci, il n’y a personne. Maintenant ça va être plus facile, les deux points durs sont passés, on doit simplement rentrer un peu dans chaque anse pour éviter le courant de jusant. Le repère de brigands qu’est Théolen apparait puis disparaît aussi vite. A chaque pointe notre vitesse tombe vers 2 nœuds, mais ensuite plus près de la côte, on retrouve notre cadence de croisière à plus de 3 nœuds, ce qui nous suffit bien. Le GPS permet de bien contrôler notre vitesse et de ne pas nous user contre le jusant.

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Brézelec se lève, photo du jour couleur locale

Brézelec, il est 8h30, quelques canots de pêcheurs sortent faire la levée du matin, d’autres sont en mer. Certains s’étonnent de nous voir là, mais ils ne savent ni d’où on vient ni où on va. Leur salut est toujours amical, le doris plait bien.

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Hein ar Hass (le dos du chat) et derrière Porz Louédec (photo de Maric)

Porz Loédec, je sais qu’il existe une petite plage, la mer est presque haute et c’est sur un tout petit morceau de sable qu’on débarque, petit halte, petit casse-croûte, petite rasade d’eau, et on repart. 3h30 qu’on rame et on a parcouru plus de 10 miles. La bonne moitié est faite.

Maintenant je repère bien toutes les pointes et les anses, viendra la réserve de Goulien, Lesven, Porz Lanvers, et là dans le lointain le phare du Millet.

Notre cadence est bonne, plus au loin dans la baie de DZ, sous le Cap de la Chèvre le Belém sort de la brumasse.

L’aviron nous permet de profiter pleinement du paysage qui passe, pas un souffle de vent et toujours la même technique, on rase la pointe et on tombe dans la baie, et toujours la même moyenne 3nds, on ne faiblit pas, loin de là.

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Phare du Milliet (photo internet)

Millet est derrière nous, un petit effort derrière la pointe de Beuzec on peut aussi débarquer, on a fait notre compte : plus de 17milles et la perspective de faire un petit break nous enchante.

Je répète souvent à Gaëlle qu’on est à Ouessant, même que ça va être plus facile, parce que le courant nous aidera.

Tréboul est à moins de 6milles, notre problème : il n’y a pas de vent. Mais est ce un problème ?? On est tout les deux en forme, pas très fatigués et ce n’est plus qu’une question de deux heures. Décision est prise, on rentre à l’aviron et le reste de la route n’a été qu’une simple formalité sur une côte qu’on a pratiqué plus souvent.

14 heures le doris touche la cale de Tréboul, on a ramé pendant 7h50mm et parcouru 23 miles tout rond, le soir je prends ma calculatrice : 23 que multiplie 1.852 égale 42.596 km, on est même plus que marathnien !!!! le bonheur.

C’était le 30 juillet, le mois d’Août pourri ne nous a pas permis de réaliser notre ballade.

22 juillet, 2010

TEMPS FETE 2010 Le retour au Port Rhu

 TEMPS FETE 2010   Le retour au Port Rhu

Temps Fête à Douarnenez 2010, commence par une virée à Sein depuis Audierne, puis après une soirée mémorable, un Sein DZ via Tévennec avec le Drascombe Lugger Divergont. Vent portant pour débouler sur Tréboul avec une pointe enregistrée a 9.3 NDs

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En passant par Tévennec

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Divergont est là

 LA RÉGATE DES VOILE AVIRONS ET YOLES

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Amitié a pris le meilleur départ, mais des voiles usagées ne lui ont pas permis de rester compétitive.

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Volonté la yole victorieuse

 

UN MOMENT FORT:  » LA RÉGATE DES BATEAUX DE TRAVAIL »

Après avoir pas mal viré et reviré, empanné et désempanné pour parfaire notre technique, on revient vers l’entrée de Tréboul, retour dans la fête, histoire de faire un petit peu de « reuz », vent portant on glisse le long des pontons, et passage par le Guet obligé aux yeux de la maréchaussée qui visiblement n’a rien compris à notre manœuvre. « Ceux là, il suffit qu’ils se mettent à régler le trafic et tout se passe mal. »  Laurent nous rassure.

On se faufile entre les voiliers direction la ligne de départ.

Les choses sérieuses commencent, Laurent a bien réparti les rôles, la barre est confiée à sans doute ce qui ce fait de mieux au centre de voile, à la technique un autre bien habitué des régates de lasers. Anne Dominique, Ronan, Gaëlle, et moi nous nous occuperons des passages de voiles et des écoutes. Laurent le chef d’orchestre de tout ça se plaît a nous répéter qu’il joue sa tête sur ce coup là. Les discussions vont bon plein : Est-ce qu’on prend un ou deux ris dans le taille-vent ? ou qu’on reste tout dessus ?  Au risque d’être un peu pénalisé dans la remonté au vent, c’est tranché : tout dessus, on va plus patater dans le portant.

 Ho hé !!! Du bateau comité, dans combien de temps c’est le départ ? Et où sont la ligne et les bouées à virer ? C’est vrai qu’il est temps qu’on se renseigne.

Maintenant on sait et nous voilà de retour en pleine discussion de départ. Bâbord ou Tribord, on fait plusieurs passages sur la ligne départ. Impressionné que je suis par tout cette technique, décision est prise de partir Tribord. « Tacticien donne moi le décompte » (c’est Laurent qui cause) « 5 4 3 2 1 top », en phase avec le coup de corne. Là je reste baba !!!!

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Sous fausse amure et surtoilée Télenn se vautre sur la ligne de départ (photo de Ronan)

A ce moment sur Telenn, en pleine vitesse, on s’aperçoit que notre départ n’est pas des plus heureux, ce n’est pas nous qui sommes mauvais, c’est les autres qui sont meilleurs. On dira ça comme ça. En plus l’option Tribord n’était pas la bonne. Surtoilé, la barre est dure, la chaloupe gite et se vautre trop souvent, faut choquer du taille-vent, et monter tous au vent, seule Marie Dominique reste s’occuper de l’écoute et nos concurrents s’éloignent.  « Faut qu’on se refasse » Le clapot le long des digues du Rosmeur nous ralentit considérablement.

La bouée au vent est en vue et bonne nouvelle : on est tout compte fait pas si mal, premier virement et sans doute deuxième erreur, on est un peu trop juste sur le deuxième bord, heureusement que le barreur est bon et qu’Eole a été indulgent, on passe juste la bouée dans un bord breton. On choque les écoutes et maintenant ça déboule. Telenn Mor file sur le portant, vite fait on remonte des places, dommage que le bord est un peu court pour nous.

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Misainier dépassé sur le portant

 Bouée d’empannage, on passe juste au vent d’un Cornish Shrimper.

Mais le Cornish vire mieux que nous et se relance plus vite, il nous colle pas mal sur le dernier bord. On finit 3éme….impossible de faire mieux. Le premier a été disqualifié parce que trop récent (un Pen hir de l’architecte Vivier, bateau moderne qui n’a de traditionnel que son gréement). Le deuxième un autre cotre qui d’après Laurent n’a jamais été un bateau de travail.

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Cornish Shrimper

A la remise des prix, le Cornish, malgré tout son plastique, est second en temps compensé, nous on est troisième.  « Baaaa !!! Comme le répète Laurent « ce n’est pas bien grave, ce qui compte est d’avoir eu du goût…. » Un peu soulagé quand même d’avoir sauvé sa tête.

Dommage que sur la ligne de départ beaucoup étaient aux abonnés absents, on aurait aimé voir l’Ange Gardien, oula MarieClaudine deux chaloupes rapides et plus dans nos cordes, et plus de vieux gréements, la régate aurait été plus belle, mais le dimanche nombre de bateaux avaient déjà quitté la fête parce que le lundi est synonyme de travail.

La remise des prix et le pain pâté vin rouge font aussi partie des souvenirs inoubliables.

L’équipe de Treizour a de quoi être fière pendant les 4 jours de « temps fêtes 2010 », ses bateaux ont bien navigué et Volonté a gagné la régate des yoles.

Le troisième prix, un joli livre sur les vieux gréements, a, d’un commun accord, été dédicacé et offert à Laurent parce que le personnage méritait au moins ça…..

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Telenn après la régate, on range tout parce que demain elle ressort avec le club de voile (photo de Je MaC)

La Fête continue

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La Granvilaise tout un symbole

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Abadenn dans le Port Rhu (photo Arwen Marine)

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Les boules de feux, illuminations du dernier soir

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Le Belem et l’exploit de Yan Cariou son commandant d’avoir réussi la prouesse de le rentrer dans le Port Rhu

Le retour à St Evette avec le Drascombe a plutôt été du genre humide. Parti trop tard de Tréboul, le vent avait déjà viré à l’Ouest, au lieu du Nord prévu. Un long bord de près qui m’a amené presque à Morgat, puis sur Pors Lanvers. Pas terrible la remontée au vent. Les côtes de Beuzec sont noyées de brume et la mer est dure, je n’ai plus que la solution de mettre le moteur, et là c’est la saucée jusqu’à
la Pointe du Van. 
Après, travers au vent je peux renvoyer de la toile. Pors Loubous sort de la brume, je n’ai rien vu de mon pays si ce n’est les remous du Raz de Sein. 36 milles en moins de 8h et une pointe à 9.1 nds en sotie de Raz, et deux heures de moteur quand même, mais le canot va bien. 

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Retour au mouillage à St Evette

16 juin, 2010

SORTIE EN DRASCOMBE LUGGER FORCE 4/5 ET…..

Classé dans : textes personnels,videos youtube — didd @ 13:29

Fin de l’été 2009, une petite sortie avec le Drascombe, force 4/5 établi de Suroît, deux ris dans la GV sous foc et tape cul, au près en route vers le Loch que je voudrais rejoindre.
Soudain j’aperçois un ami avec sa vedette qui vient sur mon arrière, le moment est trop beau pour faire des photos, je saisis mon APN mais il est resté en mode film, résultat cette petite scène inattendue. Il file vers l’Ouest relevé ses casiers.

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Je continue ma route, derrière l’île aux Vaches, la mer creuse toujours et particulièrement aujourd’hui. Sur la pointe du Raz, un gros grain fait enfler les nuages, tout devient sombre devant. Ça fraichit, et l’impression grandissante de me sentir seul au monde sur cette mer me pousse a rentrer plus vite que prévu. Je choque les écoutes, Divergont cesse de giter et accélère franchement, empannage facilité par la voile à bordure libre.
Au portant sur la mer arrière, tout devient plus facile. Mais les premières goutes de pluies sont déjà sur moi, et le vent fraichit encore d’un cran. Sur cette amure les surfs deviennent vite impressionnants, mais je suis portant et je rentre.
La côte défile aussi vite que la visibilité tombe. J’arrondis l’Ile aux Vaches qui disparaît derrière des gros rouleaux aux cheveux d’anges assez inquiétants. Ca y es,t le grain me tombe dessus, le vent monte monte, l’écoute de tape cul m’échappe des mains et impossible de la reprendre, celle du foc elle a aussi glissé, les deux voiles battent dans un vacarme épouvantable. Divergount part dans des surfs à la limite du contrôlable, mais reste très sain. Impossible cependant de lâcher la barre, et sa file vers Sainte Evette….L’APN et le GPS tout a valdingué dans le bateau, heureusement que c’est de l’étanche, car ça a un peu embarqué.

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Force 4/5 au près avec mer plus belle

En se rapprochant du port, je réussis un peu à reprendre les commandes, le bout du môle arrive, le grain passe aussi, j’ai pu raidir les écoutes de foc et tape cul, ça a plus belle allure. Mais le vent reste fort et Sainte Evette est très rafaleux. Je préfère affaler la grand voile pour prendre mon mouillage.

Tout est redevenu OK chez les Bigoudens, c’est d’un sombre, normal, ils se prennent le grain, faut que tout le mode en profite.

Un cata de l’école de voile a chaviré à la Gamelle Ouest, mon ami a été le repêcher.

J’entends encore sa réflexion : « c’est des inconscients »

1 juin, 2010

ROUTE DE L’AMITIE 2009

Classé dans : textes personnels,videos youtube — didd @ 13:32

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ROUTE DE L’AMITIE 2009 : 

 Audierne, Concarneau, Groix,

Belle Ile, Houat, Bono.

http://www.routeamitie.fr/video4.php  (bande annonce du DVD 2009)

 

D’abord la route de l’amitié c’est la plus grande manifestation nautique organisée uniquement par les bénévoles, il m’est important de commencer par ça parce que sans eux il n’y aurait rien ensuite il y a tout un staff orchestré par Bruno Le Port, « l’Association Fête du Vent et de la Mer ». Je n’oublie pas non plus tout les partenaires publics et privés.

La route de l’amitié c’est plus de 160 bateaux (nombre limité par la capacité d’accueil des ports) armés par 750 plaisanciers. Une demi-douzaine d’escales où les ports sont sublimés par les couleurs variées des vieilles voiles, aux camaïeux blancs gris des gréements plus modernes, et aux grands pavois multicolores.

 Fête le soir, repas équipages, groupes musicaux, ambiance marine et festive, discutions qui s’éternisent, rencontres et amitié font partie des points forts. Mais il ne faudrait pas oublier le coté navigation, où un panel de voiliers différents se côtoient, il y va des bateaux anciens aux plus récents en passant par des yoles de mer et cette année pour la première fois (sans doute) un petit doris Abadenn. Ce n’était pas prévu comme ça, mais les prévisions météo difficiles des premiers jours me l’ont fait préférer à Divergont (Drascombe Lugger). Le doris lui on peu assez facilement le remorquer. Christian sur Chouchen (un Athalia) sera notre mère poule pour le cas où et notre gîte du soir et aussi un bon reto. Gaëlle naviguera avec moi sur le doris.

C’est donc de cette route de l’amitié là que je vous cause.

Parce que chacun a fait ça route, et que chaque route a été différente, et parce qu’elles ont tous un point commun : l’AMITIE.

Vendredi 31, Samedi 1, Dimanche2 Août   fête à Audierne

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Devant la digue du Raoulic (photo récupérée par un ami)

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Vendredi 31 juillet Divergont rentre à Audierne (photo récupérée par un ami)

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La fête à Audierne (photo récupérée par un ami)

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Arrivée dans le port (photo récupérée par un ami)

Lundi 3 Août 2009 : Audierne Concarneau

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Chouchen  notre mère poule

 La partie navigation de la route de l’amitié commence mal, très mal même. La météo ne s’est pas trompée, vent de Sud force 5/6 avec rafales. Sortie d’Audierne direction la Gamelle Ouest pour un long bord qui ne nous amène nulle part parce que la visibilité est faible, on croise des voiliers venants de partout.

 Déjà la VHF annonce les premiers abandons. Entre « Chouchen » et « Abadenn » le concours de bonds est lancé. En prévision de ce temps pourri, le Drascombe, est remplacé au dernier moment par le Doris parce plus facilement remorquable.

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En remorque après Penmarc’h  force 6 mer arrière

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Je n’aurais jamais mis si long pour doubler « Penmarc’h » et le doris embarque de plus en plus. Vision fantasmagorique, « Le Menhir » sort de la brume, ce n’est pas trop tôt, un petit contre bord et « Cap Caval » et enfin « Spineg »…..on peut abattre un peu et enfin faire une route directe vers Concarneau. Toujours cette brume, mais ça devient plus facile, les deux bateaux partent en surf sur les vagues, sauf que le doris a une fâcheuse tendance nous doubler, et impossible d’aller à bord pour le vider

 Enfin les remparts de
la Ville Close apparaissent, de cette étape on aura rien vu.

L’escale et la fête du soir sont gâchées par la pluie.

 

Mardi 4 Août 2009 : Concarneau Groix.

Aujourd’hui la météo s’est gourée, elle nous annonçait la même chose, ce sera une journée de près, mais le vent beaucoup est plus faible, et la visibilité bonne, voir même des rayons de soleil. Le premier bord est encore catastrophique, on est presque arrivé aux Glénans et après ça sera long long.

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Sterenn nous rattrape

On se fait rattraper par la baleinière de Chasse Sterenn, super bateau, Le doris est toujours en remorque, et je ronge un peu mon frein. Port Tudy est presque aussi plein qu’au temps des Thoniers. Le temps est beaucoup mieux et la fête sera belle.

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En rade de Port Tudy (photo prise par Gaëlle)

Mercredi 5 aout 2009 : Groix  Belle Ile.

Ca y est, on navigue, le vent est nul et c’est à l’aviron que nous partons vers Belle Ile.
On ira au moins jusqu’aux Birvideaux (10M), grosse balise a peu près a mis route et après chouchen nous passeras une remorque. Il est déjà à coté de nous. Ça nous fera un bon entrainement en pour l’Ar Men.
Pointe des Chats, on dépose une grosse yole de Bantry à l’aviron, ils ont l’air étonnés, normal, le doris est plus rapide….et puis après, comme souvent, les fifrelins qui irisent la mer se transforment en léger vent.

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Départ de Groix   (photo pise par Christian)

On peut mater et envoyer la toile. Et dans ce petit temps le doris glisse à merveille, et là c’est du pur bonheur. Gaëlle barre avec maestria. Toute la traversée se fera à la voile, et on marche aussi bien que des voiliers bien plus grands que nous.

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Au niveau des Birvideaux (photo récupérée sur le site)

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Les yoles de Bantry à cette allure s’envolent, et Skerenn (la baleinière de chasse) est en remorque du Cap Sizun, ils sont rentrés à Port Tudy à 4h ce matin. Belle escale et belle fête, mais moi j’ai réussi a tomber dans le port donc retour au chaud dans le voilier.

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Port de Sauzon  Belle Ile

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La fête sur les quais

Jeudi 6 août 2009 : Belle Ile Houat.

Le temps a changé, grosse bruine et vent moins bon, ça ne sera pas la glisse d’hier. En cours de route, le vent a molli et on doit passer en mode aviron. Mais c’est revenu, une fois de plus on se fait doubler par les yoles de Bantry sous voiles. Au passage, à la pointe de Béniguet (Ouest de Houat), la mer est dure, j’ai compris pour quoi tous les autres voiliers s’écartent un peu.

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Houat:   3 yoles de Bantry, la baleinière Stérenn, et Abadenn

On a complètement rempli le doris, ma VHF n’a pas apprécié (morte), heureusement que j’ai de la flottabilité et les vides vîtes ont évacué toute cette eau en 5 minutes.

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La Grande Hermine (photo prise par Gaëlle)

Dans le port de Houat il y a eu une fichue pagaille de mouillage, Chouchen a été un peu abimé. Le temps est mitigé, une goute de soleil pour un rayon de pluie.

Vendredi 7 août 2009 :  Houat   Le Bono.

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Départ à l’aviron avec mauvais préavis de vent, mais là encore ça s’est amélioré, on a rattrapé beaucoup de voiliers partis devant. Le vent nous a lâchés a l’entrée du Golf de Morbihan et on arme les avirons, c’est du près pour remonter jusqu’au Bono.
A l’aviron on fait merveille, on va aussi vite que des gros voiliers. Cerise sur le gâteau, on lâche une yole de Bantry. (Ils n’en reviennent toujours pas).
Des ovations nous accompagnent sur la fin, le doris commence a être connu, c’est le plus petit bateau engagé dans cette route de l’amitié.
Au Bono une bonne douche nous attend : un bien fou. Gaëlle nous quittera demain. Je resterai avec Christian et « Chouchen » passer la journée de Samedi là bas comme prévu. Lundi soir on regagnera Audierne après escale aux Glénans. Belle virée que cette route de l’amitié.

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Bono  golfe du Morbihan fin de la route……mais il faut encore rentrer

 

11 avril, 2010

EMPANNAGE SUR LA CHALOUPE SARDINIERE TELENN MOR

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Télenn Mor (harpe de mer) c’est la chaloupe sardinière emblématique de Douarnenez.

Elle appartient à l’association TREIZOUR (le passeur).

 http://treizour.wifeo.com/chaloupe.php

Elle navigue beaucoup sur semaine avec l’école de voile de Tréboul et le week-end elle retourne en mer avec les gens de l’association.

Télenn Mor fait partie des constructions les plus abouties en tant que chaloupe, un peu moins de 10 mètres, un peu plus de 7 tonnes, environ 80m2 de surface de voilure divisée entre la misaine et le taille vent.
Deux voiles au tiers la première creuse et puissante, la seconde plus plate et plus haute. L’association de ses deux voiles donne un canot très évolutif à toutes les alures de vents. La manœuvre se fait uniquement à la force des bras, l’écoute de misaine est simple celle du taille vent a le droit un palan double. La poulie sur la voile c’est la « faiseuse de veuves ».

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La faiseuse de veuves bien planquée à droite de la photo.

Un empannage, ou plutôt virement de bord lof pour lof, par un petit force ¾, le1er ris pris dans le taille vent sert plus a augmenter la visibilité du barreur.

« Parfait » c’est le chef de bord qui le dit, comme quoi la manœuvre ne devait pas être si mauvaise que ça.

Vidéo comme si vous étiez à la barre.

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  Drisse de misaine bien étarquée avec le « marlink », les Douarnenistes l’appellent comme ça, les Tréboulistes: « marc’h »(le cheval), à Audierne « an  erkul » (l’hercule) tant cet espar donne de la puissance. Autre avantage et pas des moindres: l’angle de tir de la drisse augmente, et la tenue du mat de misaine est bien meilleure.
Le guindant est raidit avec « ar Vez »(le doigt): une perche fourchue qui se règle par une crémaillère le long de la lisse. Cette crémaillère possède cinq crans, comme les doigts de la main. Misaine sous le vent de son mat et drisse servant de hauban, taille-vent au vent du mat.
la première creuse donnant de la puissance et la seconde plus plate donnant du cap.Vergues bien parallèles et voiles bien réglées.
Temps de curé et la chaloupe glisse à son aise devant l’Ile Tristan. Carène aboutie qui ne laisse aucun sillage, bien des voiliers dits modernes restent derrière. 

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« Marlink et ar Vez »

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Encore plus belle dans sa nouvelle livrée  Manoeuvre et empannage dans le  Rosmeur, ou les jeux interdits, parce qu’on a plus le droit de rentrer sous voile dans les ports, alors comment on fait quand on n’a pas de moteur ?? Il y a peut-être quelques commentaires qui ne vont pas bien, mais c’est comme si vous y étiez.

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23 août, 2008

Ile de Sein…

Classé dans : photos et commentaires perso,souvenirs,textes personnels — didd @ 16:33

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Parce que tout est parti d’une petite sortie en doris sous voile et avec Gaëlle au printemps, sortie qui m’a redonné beaucoup de confiance.
Parce qu’on c’était promis de faire les fêtes de Douarnenez ensemble et avec ce bateau.
Parce que pour faire plus propre il fallait aussi que je lui apprenne à ramer.
Parce que Gaëlle a tellement aimé l’aviron et qu’ensemble on a progressé énormément.
Parce qu’on a aligné plusieurs belles sorties à l’aviron….15, 16, 19 milles.
Parce qu’on est aussi allé volontairement dans des mers assez dures.
Parce que le projet d’aller à l’ Ile de Sein à la rame devenait une obsession.
Parce que Christian et son voilier Chouchen étaient juste là (c’est mieux).
Parce que cette année on a le droit à une météo capricieuse et qu’il y avait juste une petite fenêtre.
Parce que cette petite fenêtre météo c’était jeudi et vendredi 14 et 15 Août.
Parce que la balade était belle.

Jeudi 14 Août   PM Brest16h39  Coeff. 59 

On est parti du Loch Plogoff à 13h30, la mer était houleuse mais pas dure, le soleil était même de la partie, et Abadenn (le doris) marchait bien, malgré un vent de Suroît qui nous a contrarié pendant toute la traversée. Pour profiter du courant on s’éloigne un peu de la côte (à peine un petit mille) ensuite cap au 270 compas.

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  Jusqu’à Bestrée tout se passe bien puis on a été un peu avalé par la fin de flot au niveau du phare de
la Vieille, et à la renverse on a dû lutter contre le jusant qui pousse dans le Suet avec en plus ce vent de Suroît.

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 Le seul avantage de cette situation est un Raz beaucoup plus calme qu’avant le phare de
la  Vieille. Par contre notre vitesse de fond a chuté à 2 Nds, malgré nos 4 Nds en surface, et c’est avec un petit soulagement qu’on a vu apparaître Kornog Ar Vaz Nevez.

 

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16h00 on est dans le port de Sein, le doris est mis à couple de Chouchen pour passer la nuit, et on va alors faire un tour à terre histoire de se rafraîchir au Cormoran Borgne, et aussi profiter de ces moments de quiétude et de calme que Sein donne à ceux qui savent l’apprécier.

 

Vendredi 15 Août PM Brest 17h18 Coeff. 70

 

Je veux partir un peu en avance histoire de faire un passage ras au niveau de
la Vieille pour des photos.

13h30,  on quitte Sein,  on coupe dans les cailloux à coté de la tête de roche Gouelvan, Cap au 90 compas, vers la pointe du Raz. Plus de 4nds au GPS pointe même à 5nds. Abadenn vole,  les 3 premiers milles sont avalés vite fait. Christian et Chouchen le temps de d’appareiller sont loin (en fait,  il ne nous voyait plus, pas facile de repérer le petit doris blanc dans la houle et la mer qui moutonne).

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Mais la fin de flot est toujours là et pousse encore fort… on se retrouve balancé coté baie de DZ et nos efforts pour rejoindre
la Vieille sont vains. Dommage pour les photos, bien que Chouchen soit revenu.
Décision est prise de passer par le bout de
la Pointe, le temps a viré au gris et la mer devient bouillonnante et chaotique.

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On croise un magnifique vieux Gréement qui monte dans le Nord, puis on passe à toucher les ligneurs qui pêchent le pajot. Gros salut amical Gaston et son fils à bord de Diapason, Le temps de prendre quelques photos vite fait derrière le Gorlégreiz et on s’échappe par le passage, par le Trouziard dans une mer beaucoup plus chaotique et désordonnée. Coumoudoc ne sera qu’une formalité, le jusant est là, avec nous. Un petit appel en VHF à Chouchen qui nous cherche toujours dans le Raz de Sein, et vouiii il nous a encore reperdu.
Après Feunteun Aod la mer devient beaucoup plus praticable.  
Et on arrive au Loch
bien rincé par un grain mais surtout bien heureux de cette jolie balade.

Cool Rire Sourire

Abadenn est un Swampscott doris, un peu modifié, aux lignes tendues et fines, architecte Iain Oughtred (chasse marée N°41).
Je l’ai construit en 1994, pas facile pour un premier bateau, d’où son nom (corvée en Français).

Ce n’est pas le plus rapide sous voile….Quoique

Ce n’est pas le plus rapide à l’aviron ….Quoique

Mais à mes yeux c’est le meilleur compromis voile-aviron. J’ai abandonné sa GV aurique et regréé une GV triangulaire (inspirée des voiles des Beachcombers et qui lui donne un petit air de baleinière de Beetle). Il a gagné énormément dans la remontée au vent, mais reste tout de même inconfortable et mouille beaucoup au près. Malgré sa stabilité de forme faible, à l’aviron il n’embarquera jamais de mer. Sur l’eau il est extrêmement marin, une véritable mouette.

13 mars, 2008

Classé dans : photos et commentaires perso,textes personnels — didd @ 15:53
La voile c’est le moyen le plus long , le plus cher et le plus risqué pour rallier un point de la planète à un autre.
Donc si vous avez du temps a perdre , un certain goût du risque , et des sous a dépenser vous pouvez y trouver un certain intérêt.
L’aviron c’est encore pire , il faut être même un peu maso.
Parce que le truc , il n’avance pas tout seul.
Vous allez chopper ampoules aux mains , mal aux bras , lombaires en compote , crampes dans les cuisses et les mollets , peau des fesses usée
(si si),
Jamais vous n’aurez avancé d’une façon aussi pénible dans votre vie.
Vous n’aurez jamais eu autant envie que ça cesse.
Généralement une seul séance suffit pour en être dégoûté.
C’est là un intérêt que je lui trouve .
Les gens qui le pratiquent surtout en balade sont des vrais passionnés.
On le pratique loin des plages et du monde de la frime
Personne ne viendra ni vous plaindre ni vous idoler.
La communion avec la nature est d’autant plus forte.
Surtout en Bretagne où les paysages sont magnifiques
et après une virée , on retrouvera toujours le bonheur de l’effort accompli.
La bonne fatigue qui fait oublier le stress.
Et des images plein la tête à faire partager.
Une bonne bière ou un chocolat chaud suivant la saison.

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               Douarnenez 2004

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