Didd

Mémoires et bricolages salés et iodés

4 janvier, 2008

Petit dico à l’usage des potes

Classé dans : textes personnels — didd @ 12:13
Adonne Vent qui adonne, vent qui revient sur l’arrière, plus portant.
le vent arrière n’est pas une allure facile pour un voilier,  c’est là qu’il est le moins appuyé par ces voiles Il est dur a équilibrer, et dans le petit temps il n’avance plus du tout. car c’est là où le vent relatif est le plus faible.
Refuse: Contraire de adonner,
vent qui vient dans l’avant du bateau.
Mollir Vent qui mollit, vent qui faiblit Fraichir Contraire, Vent qui se renforce
Lofer: Se rapprocher de l’axe du vent. Abattre : action contraire de lofer.
Tanké:  Arrêté (jargon de Plogoff)
Choquer: Donner du mou à une écoute ou une drisse.
Border Une écoute action contraire de choquer : Raidir.
Étarquer : Une drisse action contraire de choquer : Raidir.
Corne Vergue supérieur dans un gréement aurique.
Hale-bas : Palan qui permet de tirer vers le bas.
Haubans : Sert a tenir le mât latéralement.
Bôme : Vergue basse dans un gréement aurique, on l’appelle Gui en terme vieux gréement.
Risée : Souffle de vent (on la voit souvent arriver à la surface de l’eau)
Allure : Position du bateau par rapport au vent.
Empanner : changer d’amure en passant le vent arrière
Amure : coté d’où le bateau reçoit le vent, soit Bâbord soit Tribord
Génois Voile triangulaire d’avant (de plus grande surface qu’un foc), utilisé dans le petit temps.Penons :  Petits brins de laine amarrés dans les haubans, donne la direction du vent apparent.
Flot : marée montante
Jusant : marée descendante.
Amers : toutes constructions terrestres ou maritimes portées sur les cartes marines et qui servent à faire le point.
Noeud : 1 mile/heure (1/2nds = env. 1KM heure)
Mile 1852 mètres
Bouée but. marque flottante servant a retrouver les engins de pêche.

Un mot pour une chose ou une action bien définie.
Donc quand on dit : Étarquer le palan de hale-bas et reborder l’écoute pour lofer davantage, il n’y a pas d’autres mots pour le dire plus explicitement et simplement.

19 décembre, 2007

phares

Classé dans : photos,textes personnels — didd @ 16:46

18 heures de travaux la première année
42 heures la seconde année, la roche n’émerge que d’1m50 au-dessus des basses mer de vives eaux
13 années plus tard un feu est allumé sur la chaussée de sein.(1881)
Un ingénieur a fait même remarquer que de l’herbe aurait poussé plus vite.
C’est un véritable défi à la nature
C’est le phare le plus loin de terre dans un des endroits les plus mal pavés.
C’est le plus dur, celui qui est le plus isolé.
C’est celui que les gardiens surnomment l’Enfer.
C’est L’Ar Men (le caillou en Breton).
Bien que leurs hauteurs soient sensiblement les mêmes
Quand on est a côté, il fait plus frêle et plus petit que la Vieille.
La Vieille est bâtie sur un rocher , lui sur la mer.
D’un ami qui a traîné ses bottes comme gardien sur la Vieille et Ar Men :
« J’ai vu arriver un jour une vague tellement grosse sur le phare qu’on voyait les laminaires du fond quand elle se creusait.
Dans les tempêtes t’entends les assiettes qui vibrent et qui bougent dans l’armoire »
L’Ar Men est aujourd’hui automatisé et ça je pense qu’aucun des gardiens ne s’en plaindra….
phare2.jpg

                      Ar Men

phares

Classé dans : photos,textes personnels — didd @ 16:44

Bientôt on pourra peut-être les acheter,
parce qu’ils sont habitables et pourtant inhabités,
et qu’ils commencent à causer des problèmes d’entretien,
parce qu’il n’y a plus personne pour le faire.
L’équipement n’a plus les moyens, surtout pas financiers
certaines mauvaises langues diront même qu’ils ne servent plus a rien…
J’ai envie de vous parler des phares,
enfin de ceux que je connais
pour les avoir passés ou virés
« La vielle » c’est le plus proche de chez moi,
tout au bout de Plogoff, la Pointe du Raz et au bout ce Phare.
Il sert à baliser le passage du Raz de Sein.
C’est un phare à secteurs : rouge blanc et vert :
Rouge quand on est trop sur bâbord.
Blanc c’est le bon cap.
Vert quand on est trop sur tribord.
« Nul n’a passé le Raz sans trembler »,
c’est le diction.
A voir la photo on peut se demander pourquoi.
Malgré ces 33 mètres au-dessus de la mer,
il disparaît complètement sous les embruns dans les tempêtes.
Plus de 80 jours, c’est le record fait par les gardiens,
à l’époque ou les relèves se faisaient par canots de pêche à l’aviron depuis le petit port de Bestré.
Avant son automatisation,
de la Pointe du Raz,
on pouvait avec des jumelles assister aux changement des gardiens .
Maintenant quand on passe à coté ça fait ambiance maison vide….mortibus

phare.jpg                                                La Vieille

24 novembre, 2007

5 noeuds

Classé dans : textes personnels — didd @ 16:39

Pourquoi on dit qu’un bateau file 5 noeuds quand il avance à 5 noeuds ?
Les anciens marins avaient une ligne avec des noeuds tout les 15 mètres environs ; au bout il y avait une planche lestée reliée avec une patte d’oie
Cette planche flottait limite et offrait une grande résistance à l’eau. (ça s’appelait un loch à bateau)
Ils jetaient le loch à l’arrière dans le sillage du navire et ils laissaient filer la ligne ; il y avait toujours une vingtaine de mètres avant le premier noeud.
Ensuite ils comptaient le nombre de noeuds qui filaient pendant 30 secondes
Le temps leur était donné par un sablier.
Si c’était 5 : le navire filait 5 noeuds d’où l’expression qui est restée, et la vitesse se compte toujours en noeuds.
1 noeud c’est 1 Mile par heure (1852 mètres) donc en 30 secondes juste un peu plus de 15 mètres.
(les bateaux plus petits n’espaçaient leurs noeuds que de 7,5m et ils comptaient sur 15s)
Maintenant la vitesse est affichée comme dans une voiture, mais si ça tombe en panne c’est mieux d’avoir garder une ligne à noeuds.
Au bout on accroche une vielle bouteille de rouge au trois quart remplie d’eau pour flotter limite. et ça marche (avec une bouteille de limonade c’est moins bien….. :-)

19 octobre, 2007

Kayak (suite)

Classé dans : photos et commentaires perso,textes personnels — didd @ 20:03

1990kayakporthwarapreparationdenavigati.jpg

   Cogitation du soir


Un été , on est parti à trois amis faire une randonnée en kayak de mer en Angleterre.
Trois semaines, avec au programme la descente de la Cornouaille de Plymouth jusqu’à la pointe ouest Anglaise de Lands End,
et la traversée clef ,
de Lands End jusqu’aux Iles Scilly,
et le retour, bien sûr.

3 copains , 3 semaines , 3 Kayaks et rien d’autre , aucun accompagnement , pas de voiture.
3 semaines de vie d’Alacalouf… dur, et géniale
C’est sur la traversée Lands End , Scilly (environ 50km) que j’ai écrit
*************************************************1990kayak1erjourdepartdeplymouth.jpg                   1990 : premier jour, départ de Plymouth*******************************************Traversée Land’s End , Islands of Scilly

Land’s End , pointe ouest de la Cornouailles Anglaise , on a trouvé refuge pour une nuit dans un tout petit port.
Porth Wara une simple crique et une cale , tous les crabers (bateaux de pêche aux casiers) sont tirés au sec, après chaque sortie par un cabestan.
La mer doit ici changer vite.
Ce n’est pas un port plaisancier , il reste une activité assez importante basée sur la pêche aux crabes.
Les trois kayaks sont montés tout en haut , notre bivouac est installé , deux crabers en guise de table de chevet .
Une semaine qu’on a quitté Plymouth , et je trouve que ce n’est pas vraiment des vacances , la descente n’a pas été des plus facile ,
pluie , mauvais temps, chavirage, relâche obligatoire, heureusement depuis trois jours avec le retour du soleil ça va mieux .
Les trois bons copains que nous étions , ont quand même fini par s’engueuler

********************************************************************

vendredi 3 Août On est réveillé par le départ des pêcheurs de Porth Wara .
Les crabers sont mis a l’eau en un temps record par deux personnes .
Encore une petite « bulle » et le jour se lève .
  

**************************************

6h30

Le réveil nous enlève de nos sac de couchage .
Je monte sur la falaise pour m’assurer, la visibilité est moyenne, pas formidable
mais pas mauvaise non plus , environ 5 Miles .

Peut-être un peu juste pour les Scilly , mais c’est décidé,  on part .
Petit déjeuner copieux , on plie la tente , tout est rangé dans les caissons étanches des kayaks .
Le moment le plus désagréable de la journée arrive : enfiler les tenues de mer qui sont toujours froides et humides.

 ***************************************

9h
On met à l’eau dans le goémon pourri et le clapot.
L’heure du départ a fait l’objet de beaucoup d’attention.
On va pouvoir profiter d’une heure de jusant (marée descendante) au début, donc des courants plus faibles à la pointe Ouest de la Cornouailles.
Les courants doivent nous décaler Sud , dans un premier temps puis nous
remonter Nord ,
et on tracera une belle sinusoïde qui nous amènera aux îles Scilly , directement aux pubs .
Le long des falaises de Land’s Ends,  la mer est assez dure, mauvais ressac navigation au compas, et cap difficile a tenir.
On s’éloigne , le phare de Longships permet de contrôler notre position , mais on ne voit pas celui Wolf Rock.
Il y aurait plus de visibilité dans le nord que dans le sud ?

****************************************11hDeux heures de routes
Longships disparait et Wolf Rock n’est toujours pas visible.(on ne le verra jamais)
On n’a plus aucun amer, Land’s End est à 8M derrière nous, l’horizon sur 360° est vide , c’est une sensation qui ne nous est pas inconnue,
par contre personne de nous ne s’est enfoncé aussi profondément en mer , aller chercher une île ( un archipel)  à 28M de la terre dans une zone à forts courants traversiers nous a fait passer, et nous fait encore passer pour des « tarés ».
Mais tenir cette distance à la pagaie , nous en avons l’habitude.
C’est du déjà vécu .

On a bien marché pendant les deux premières heures, malgré une mer arrière pas évidente.
Le vent d’Est a progressivement faibli et la mer se fait de plus en plus belle , elle mollit.
Rémy malheureusement aussi (problème de digestion) et notre moyenne diminue.


1990kayakscillynormour.jpg
                       Arrivée dans l’archipelle des Scily*********************************************************
13h

Trois coup de sirène par minute , c’est le meuglement du bateau feux Seven Stones.
On est dans le début du rail descendant.
La visibilité est encore tombée.
Le courant visible au passage des bouées but de pêcheurs ,
et la proximité de Seven Stone , nous le confirme :
on accuse une sérieuse dérive Nord.  

***********************************************************

14h On voit dans des trous de visibilité l’éclat du feux de Seven Stones.
Cela permet de mieux nous positionner sur la carte
.
On infléchit notre route , cap 260cc puis 250cc , il faut a tout prix que l’on gagne dans le Sud .
**************************************

16h


La visibilité tombe petit à petit , environ 2 à 3 miles.
On diminue encore notre cap 240cc…………… , on est dans la mouise .
Pas vraiment perdu , mais un peu inquiet.
Soulagement deux voiles sortent de la brume et grossissent petit à petit ,
ce sont deux voiliers qui viennent des Îles Scilly , nos routes convergent
On arrête le premier :
c’est un anglais très sympathique , il nous donne notre position.
50°N 6°09′W on est a 5,5 miles ( env 10 km) de notre but Cap 240cc .
Notre navigation était bonne et
dans moins de deux heures on y sera .
Grosse bouffée d’oxygène.
Rassurés et content , nous arrêtons l’autre voilier pour la forme.
C’est un équipage de titi Parisiens , ils ne savent pas trop où ils se situent , inaccessibles et fiers : des plaisantins au top !
*************************************** 17h30

Encore quelques coups de pagaie et la côte se dessine , St Martins et son Day Mark , en fait elle est déjà très proche , moins d’un demi mile
La visibilité a encore chuté , mais on est tiré d’affaire .
On s’arrête a Normour, premier îlot inhabité sur notre route .
Rémy prend un bain , j’eskimote 2 fois Norkapp (kayak) à bloc.
Un phoque s’amuse dans les spaghettis .
Jean Marc prend quelques photos,
il est 18H on y est , 8 heures et demie de navigation
Après une 1/2 heure de repos , on rembarque pour St Mary’s , île principale de l’archipel.
Navigation agréable à travers les cailloux et dans la brume.
On doit rester vigilant sur notre navigation jusqu’au bout,
se perdre maintenant ce serait un comble
Ce soir on campe sur la plage , fish and chips et tour au pub .
Les anglais ont de la bonne bière
La vie redevient encore plus belle , on ne dit pas mot, mais tous les trois avons la satisfaction du truc réussi.
Il n’y a pas foule de kayakeurs qui l’on fait.
Sans doute on est les premiers Français ?
La fatigue aura raison de nous , le plus important n’est t’il pas de se laisser endormir à quelques mètres de la mer

1990kayakstmarysmermaid.jpg

Pub « the Mermaid » sans doute le plus connu

Cette traversée a été réalisée au mois d’Août 90.
Elle représentait le moment fort d’une randonnée en Cornouaille Anglaise
3 copains
3 kayaks
3 semaines de randonnée
282 miles de parcouru soit env 522 km.

kayak

Classé dans : photos et commentaires perso,textes personnels — didd @ 18:23

Le kayak est une embarcation eskimode très souvent monoplace et propulsée par une pagaie double.
Le kayakeur y est assis ; à son origine c’était une embarcation de chasse et de pêche en mer.
Il est devenu des millénaires plus tard un sport de compétition en rivière régi par différentes fédés.
Le kayak de mer est réapparu en France depuis une vingtaine d’années mais en tant qu’engin de randonnée et de découverte.
La fédé veut en faire un sport de compétition , mais on s’éloigne de retour de ses origines.

 

1990kayakporthwara.jpg

 Ne confondons pas canoë et kayak

Le canoë est d’origine canadienne ou indienne ,
Et lui au contraire était plutôt une embarcation de transport en eau douce.
les canoës mono place sont rares et le canoëtiste se tient à genoux et ça pagaie est simple.
C’est un bateau qui n’a jamais été conçu pour la mer et qui est très peu marin .
Alors que le kayak de mer lui il excelle .
Comme le kayak le canoë est aussi devenu un sport de compétition
D’ailleurs on entend souvent parler d’épreuve de canoë kayak.
voila pour une petite explication.

Suite dans prochain post… :-)

21 septembre, 2007

Le club Med

Classé dans : textes personnels — didd @ 14:21

Bassurelle mon ami,
La mer ressemble à une grande plaque de formica bleu.
Les couleurs sont presque irréelles.
Là-bas dans le Nord on aperçoit le slip de Marguarette les falaises de Douvres, et dans nôtre Est Le Cap Gris Nez et Blanc Nez.
J’ai du mal à regarder, mes lunettes de soleil sont restées à terre. (sur le Sandettie, dans le Pas de Calais, on a l’impression d’être dans une rivière)
Ici on est beaucoup plus au large.
C’est la renverse de marée il n’y a plus de courant, le bateau feux est là immobile, sa chaîne pendouille, les lignes pendouillent, tout le monde glandouille.
Il s’est redressé bien droit, devenu un objet inutile figé au milieu de nulle part.
Il récupère des tempêtes de l’hiver ou il engrange de l’énergie pour les prochaines ?
Bientôt le flot va s’établir et le Bassurelle évitera naturellement vers la Bretagne.
J’aime bien quand il regarde par là !
C’est le week-end, pas la peine de regarder le calendrier pour s’en apercevoir.
Tous les régatiers plaisantins s’agitent. L’excursion, l’expédition, l’exploit pour certains de venir virer le bateau feu.
Ils répondent rarement à nos saluts parce que bien trop fiers, et aujourd’hui pire :i ls nous cassent les pieds avec leur moteur.
Troubleurs de quiétude.
Je suis monté en haut sur la cabine.
J’ai déroulé ma serviette, j’ai pas oublié la crème
Cet après midi au programme digestion et bronzage.
Je suis d’astreinte, mais il n’y a rien à faire.
Tout à bord est arrêté, les batteries sont chargées depuis longtemps.
Il reste le contrôle incendie : sécurité de base.
Alors toutes les 1/2 heure je me penche par l’écoutille,
J’ai un aperçu du local machine , les quatres groupes électrogènes, aucune fumée tout est OK.
Mon collègue est venu me rejoindre et me chambre un peu sur ma façon de travailler.
Demain il fera pareil.
C’est le 14 juillet :
Il y a des cons qui défilent
Il y en a d’autres qui les regardent.
Il y en aura des soi-disant privilégiés qui iront à la Garden partie.
Il y a les envieux qui les regarderont  à la télé.
Mais tout le monde ignore que les rois du monde c’est nous.
Allongé sur le dos, bronzerie oblige, je regarde le ciel,
Un goéland marin plane au dessus de nous, c’est le plus grand le plus majestueux.
Super voilier, pas un coup d’aile, comment il tient ? , il prend son pied.

Il se rapproche, nos regards se croisent
Petite blessure au niveau du bec.
Je le reconnais, c’est lui que j’ai sauvé du vergandier*
Fais gaffe camarade où tu remettras ton bec, ne recommence plus
Je ne sais pas s’ il m’a compris mais j’ai l’impression qu’il m’a souri.

Le flot s’établit, le bateau retrouve sa légère gîte sur tribord jusqu’à la prochaine étale.
La chaîne se retend, elle couine le bateau trace son sillage.
Lui resta statique mais c’est la mer qui glissera en dessous.
Les lignes se tendent, la pêche va pouvoir reprendre.

Ce soir l’apéro a duré, c’est normal, c’est notre 14 juillet à nous et on a le droit de se sentir patriote.
Petite soirée télé, programme à la con , mais ambiance sympath.
J’ai pas envie d’aller à la bannette.
La discussion dure, on refait le monde, on a sorti les canettes, aujourd’hui on prend le droit.
J’attends une heure du matin pour prendre mon quart.
La nuit est belle, la visibilité très bonne la température est devenue agréable.
Les lumières de terre scintillent comme les étoiles, on sent la vie autour de nous.
Dans l’ouest il fait noir, la Bretagne est trop loin.
Le petit moteur ronronne lui on peut le laisser seul il est bourré d’alarmes.
Les faisceaux du phare se perdent dans la nuit, ils n’intéressent déjà plus les cargos ni les tankers.
Je monte une tasse de thé au matelot de veille à la passerelle.
Le bonheur est fait de ces petites choses.
La relève c’est dans 3 jours.
Moi j’ai pas envie qu’elle vienne
Et en même temps c’est peut-être parce qu’elle approche que tout est ci bien…………

*vergandier*
Pendant la guerre pour se nourrir les anciens pêchaient les goélands et les mouettes.
Les cormorans avaient plus de chance.
Ils faisaient traîner de faux poissons flottant en liège peint, avec un hameçon.
Après les tempêtes les oiseaux de mer affamés se jetaient dessus
Il suffisait de relever la ligne.
Ils appelaient cela les poulets du détroit ; aujourd’hui ça se mange toujours, j’en ai sauvé pas mal de la casserole.

Hivers 85 sur le Bassurelle et le Club-Med
Ces deux histoires ne sont pas l’image exacte d’un vécu
La réalité est bien plus belle.
Elle se situe un peu entre les deux.

bassurellepasserelle.jpg
                                       Bassurelle-Passerelle

pouletdudetroit.jpg
            Poulet du détroit   (2 photos prises dans le livre « les bateaux feux »)




 

15 août, 2007

Les pires journées d’hiver sur un bateau feux.

Classé dans : textes personnels — didd @ 18:38

La relève a pu être faite (juste limite)
Le mauvais temps est arrivé, d’ailleurs on a l’impression qu’il n’est jamais parti.
Je viens de finir de manger et ça ne passe pas bien.
Pas malade malade, mais pas bien vaillant
Il me faut toujours un temps d’adaptation
Il est presque midi et je suis d’astreinte jusqu’a 6h se soir,
Et il faut que je descende à la machine retrouver ces odeurs de gasoil.
Le baromètre continue sa chute et l’anémomètre son envolée.

bassurelle01200.jpg

35 nds de vents force 7 pas de quoi en faire un monde.
Les moteurs n’ont pas été arrêtés de la nuit , le phare est resté allumé et on doit mettre un peu de propulsion pour ne pas trop dérader (chassé reculé).
La sirène meugle mais on ne l’entend déjà plus.
La visibilité est encore tombée, le vent et la mer ont fraîchi. Maintenant on doit fermer toutes les portes, on vit dans notre cocon.
Interdiction formelle d’aller sur le pont, mais c’est pas la peine de le dire.
La chaîne qui tient le bateau au fond fait des gros bruits.
Dans la machine il fait bon, pas besoin de doudoune.
Ma ronde de contrôle est terminée.
Bien calé dans un fauteuil j’ai un 1/4 d’heure devant moi.
Je profite de l’endroit le plus confortable du bateau,
C’est ici  que les mouvements de la houle sont les plus atténués.
Le bruit depuis longtemps ne me dérange plus.
Je pourrais presque prendre un bouquin et m’évader 5 minutes.
Mon collègue de repos ne doit pas dormir beaucoup.

bassurellemauvaistemps01200.jpg

6H j’ai fini mon astreinte, la-haut ça valse
Tout l’équipage est réuni, le cuistot n’arrête pas de tout maudire
C’est lui qui a le plus mauvais rôle.
Manger demande de la concentration.
Mon mal de mer diminue et je vais pouvoir retrouver ma bannette (lit étroit)
Mon collègue me réveillera a 1h pour mon quart de nuit.
En fait je ne dormirai pas.
On ne sait pas combien de temps ça va durer, on sait qu’un jour ça va finir.

sandettiehelico200.jpg

C’était 2 vieux bateaux a bout de souffle
Ils étaient là depuis 1947 et aucune tempête n’en est venu à bout.
A bord, bien que modernisé, on n’avait pas beaucoup de moyen de conservation.
Un seul grand congélateur, et, au fur et à mesure qu’on le vidait, on le remplissait par notre pêche.
On ne mangeait jamais notre poisson, c’était pour la terre.
Les anciens avaient tellement bataillé pour améliorer leur quotidien qu’aux repas on mangeait presque toujours de la viande.
Il n’y avait pas de boulanger et on embarquait un pain spécial qui devait durer 15 jours mais qui prenait vite un drôle de goût.
On avait le chauffage central et dedans on n’avait pas froid.
La température en mer et bien plus douce qu’à terre.
Demain le temps sera meilleur.
Quand je rentrais de ma quinzaine, je courais tout de suite acheter du pain frais, et c’était un délice
(celui de bord bien que spécial avait 15 jours mini et n’était plus bon)
La vie du bord était rythmée par les quarts.
Moi j’étais mécanicien et chaque nuit je me retrouvais seul avec un matelot.
C’était une nuit de 21h à 1h du matin et l’autre jour de 1h à 5h en roulement.
Chaque matin on avait 3 heures de travail commun d’entretien, et 1 jour sur deux on avait une astreinte de midi a 18h. Ça nous laissait quand même pas mal de temps libre.
On était à titre personnel en pêche à la ligne 24 h sur 24.
Quand il faisait beau on mettait même un zodiac à l’eau pour pêcher la morue un peu plus loin.
L’hiver c’était plus dur : la visibilité dans les grains devenait souvent nulle et le phare restait en marche presque tout le temps. Avec évidemment la fameuse corne à brume, on rajoute à ça le bruit des groupes électrogènes et le bruit de la mauvaise mer. Ça donne une ambiance remuante humide et bruyante mais ça faisait tellement partie de notre vie qu’on ne l’entendait plus.
On était tellement habitué au bruit que le manque de bruit nous réveillait.
L’été c’était ambiance club med à fond.
Quand venait le jour de la relève, si le temps était mauvais, on attendait le lendemain etc… Jusqu’au beau temps
J’ai eu fait 20 jours (il y avait toujours des vivres pour le cas où!!)
Évidemment on avait envie de rentrer a la maison.
J’habitais Dunkerque et souvent avant la fin de ma quinzaine de repos cette mer me manquait

             sandettie01nuit200.jpg                      sandettielephare200.jpg                   sandettiedernierretour200.jpg

(cliquer sur les vignettes)

01- Sandetti de nuit (photo perso)
02- Sandetti, le phare (photo récupérée du livre « les bateaux feux »)
03- Sandetti dernier voyage (photo récupérée du livre « les bateaux feux »)

8 juillet, 2007

TALLINN

Classé dans : textes personnels — didd @ 23:19

Des drôles de bruits m’enlèvent à mon sommeil.

Des bruits de déchirement, de craquements lugubres, presque d’explosions.

Le navire vibre, mais je réalise assez vite, dans la soirée c’était le sujet de discussion principal : on vient de rentrer dans la banquise.

Hier déjà, on naviguait dans la zouzouille, cette petite glace fine, qui progressivement recouvre la surface, et en s’épaississant atténue la houle et nivelle la mer.

Je sors machinalement de ma cabine, première porte sur ma droite et j’ai l’impression d’entrer dans une chambre froide, réveil complet, je me retrouve en pyjama dehors sur la dunette par moins 20 degrés, juste un regard rapide par-dessus la lisse, je ne vois rien dans la nuit noire sinon un semblant de couleur plus claire au niveau de la mer, par contre le bruit a gagné en décibels. Vite retour au chaud dans la bannette, impossible de se rendormir, mais quel plaisir.

Dès les premières lueurs matinales aux environs de 10 heures, je sors pour regarder le spectacle. Notre minéralier, un monstre d’acier de 27 mille tonnes, 180 mètres de long, peine à se frayer un passage dans cette banquise.

C’est peut-être dû au jour mais les bruits paraissent plus atténués, plus feutrés. On ne navigue plus en mer, une impression de labourer un champ, ça paraît même irréel, je n’avais vu cela qu’en photo sur les livres.

Un gros craquement, l’étrave déchire la glace, ouvre une énorme fente, des grosses plaques montent les unes sur les autres et explosent en morceaux. Broyage et frottements énormes le long de la carène, les blocs de glace prennent une couleur rouge, comme si elle perdait du sang. On laisse dans notre sillage fait de brisures et morceaux  rougeâtres  une bonne partie de notre peinture de coque anti-fouling.

Le paysage est magnifique, pas du tout monotone, il y a beaucoup de variations de bleu ciel dans le blanc de cette banquise, la visibilité reste très moyenne, et le temps relativement gris et très froid, mais les percées de soleil sont sublimes.

On navigue dans
la Baltique vers le port Russe de Tallinn pour charger du charbon. Notre vitesse à énormément chuté, les 12 000 chevaux de propulsion de la machine  sont mis à rude épreuve. La nature sera la plus forte, la banquise devient trop épaisse et la lutte vite inégale, impossible.

Le moteur est stoppé, le vireur est embrayé : il va faire tourner doucement l’hélice pour que la glace ne l’emprisonne pas. Dehors le silence règne en maître. Tout est devenu immobile, figé, emprisonné par la glace qui s’est déjà reformée autour de nous. La nuit à venir s’annonce plus douce et moins bruyante..

Les Russes nous ont amené un brise-glace, un de leurs monstrueux bulldozers à broyer la banquise, ici ce n’est pas par solidarité envers les gens de mer, c’est tout simplement vital, et ça fait partie du contrat.

Il vient par notre arrière puis nous longe lentement, c’est presque un round d’observation.

La manœuvre est rondement menée, il est maintenant sur notre avant et nous ouvre la route,

Le moteur principal est remis en route et après quelques tentatives infructueuses, la banquise nous libère.
 

Il est midi, le soleil reste bas et ses rayons dessinent une ombre sur la banquise, c’est la terre  de la mère patrie.

Deux autres petits cargos suivent dans notre sillage, ils ont été récupérés sur la route.

Moi, et les autres mécaniciens nous ne voyons plus beaucoup le jour, juste 1heure pendant le déjeuner.

C’est notre première nuit sur rade, de la passerelle, on distingue bien les lumières.

A Tallinn le port militaire est plus important que le port de commerce, un simple terre plein les sépare et, aux jumelles, on voit bien l’activité au niveau du quai à charbon.

Il y a un drôle de phare au bout de la digue, il n’y a pas vraiment d’éclats, il n’a pas de période, et son faisceau semble fouiller la banquise.

Un lieutenant m’explique qu’en théorie c’est à cause du port militaire, mais en réalité c’est pour dissuader les dissidents de quitter le pays. D’ailleurs, pendant les périodes d’eaux libres, il est éteint. En fait c’est un gros projecteur, et à coté, il y aurait un blockhaus avec mitrailleuse.

On restera une douzaine de jours sur cette rade. Le froid est intense, mais dans le bateau il fait bon, et ce n’est pas une vie désagréable. Chaque midi, je profite pour monter à la passerelle revoir toujours la même chose, mais c’est tellement déroutant.  On a l’impression d’habiter une vallée, un peu isolée de la ville qu’on aperçoit dans le lointain, la mer, on ne sait plus trop bien ce que c’est, tout est devenu statique, en plus on a des voisins, on ne fait plus du commerce mais de l’exploration, et quelque part j’aimerais aller jouer aux Scott et Perry sur la banquise, mais le commandant est formel : c’est non, niet.

Notre tour est arrivé, on rentre au port. Le quai n’est pas bien grand, on occupe presque toute la place,  un petit cargo de plus et c’est plein. Les grues ont commencé  leur travail de chargement. Elles prennent le charbon directement aux crabots dans des wagons. Le rendement est nul, l’escale va durer.

Derrière on aperçoit les étraves impressionnantes des navires de guerre, c’est tout gris, un quai à charbon, ce n’est jamais bien propre, mais ici la neige et le froid, heureusement, embellissent un peu. Dans le port, ce n’est qu’un amas de glace broyée et sale, la seule touche de couleur vive reste quelques étoiles rouges dans le port militaire.

L’ambiance est pesante, voire inquiétante, je regrette déjà la rade.

Depuis tout de suite des militaires sont venus garder le navire, un à la coupée à l’arrière, un autre au milieu, et un à l’avant. Gros manteau gris vert tombant sur les bottes, toque et Kalachnikov.
C’est sûr, on ne viendra pas nous voler, on attend tous la visite d’une commission de contrôle pour les vérifications d’usage, c’est pareil dans tous les ports, sauf qu’ici ça peu se passer à 3 heures du matin.

Et arrive le  jour ou on peut aller faire un tour à terre.

J’emprunte des bottes fourrées et une grosse veste de quart à la passerelle

Ambiance « on met tout en double », deux paires de chaussettes deux pulls et deux pantalons,

et le bonnet enfoncé jusqu’aux yeux.

Dehors ça caille, moins vingt-cinq  trente, avec mille précautions on descend l’échelle de coupée, tout est gelé.

Le garde de faction à la coupée récupère nos fascicules (passeport maritime), passe un temps fou a vérifier que nos bobines et nos photos se ressemblent. Vaut mieux pas avoir laissé pousser sa barbe…Enfin il nous remet trois passes, avec tampons. Je ne peux m’empêcher de l’observer, on est en 1976 c’est l’année de mes dix huit ans, lui et moi, on doit avoir le même age, le teint pâle et à moitié mort de froid il a sans doute passé la nuit dehors, je me trouve de la chance d’être né en France.

Le contrôle a bien duré un quart d’heure pour nous trois, On s’avance vers le fond du port, vers un autre garde à 300 mètres qui a été témoin obligé du bon déroulement de la scène,

On subit notre deuxième contrôle, nos passes sont récupérés, les numéros sont relevés, d’autres tampons sont mis. Avant d’arriver en ville on en subira encore plusieurs. Ils ont tous la même particularité, chaque poste contrôle aussi son voisin de visu.

Tallinn n’est pas accueillante. La ville est triste il y a très peu de magasins, aucune enseigne, pas de devanture, encore moins d’illumination, pas de bistrots.

Les rares commerces ressemblent à des dépôts mal achalandés, les présentoirs sont faits avec des caisses de bois.

La circulation est faible, peu de voitures, quelques trolleys électriques qui font un boucan  inimaginable quand ils freinent.

Le silence dans la ville reste impressionnant,  on entend les bruits de bottes qui martèlent la neige et le froid, les gens marchent, ils ne s’arrêtent pas, il y a personne sur les bancs publics, il n’y a pas de bancs publics.

On croise une patrouille, police milice ou militaire ? 

Un matelot me fait la remarque, on dirait une ville sous l’occupation.

On ressent tous quelque part une impression de suivi.

Sur un square, il y a le genre de statue qui va bien…un vieux tank sur un socle de béton et des inscriptions sans doute à la gloire de la mère patrie.

Avec les gens, impossible de communiquer, il y a le barrage de la langue, et en plus ils sont fuyants.
On passe devant des panneaux, ici les « gens bien », sans doute les politiques du pays, ont leurs portraits  affichés, visiblement il n’y a pas beaucoup de « gens bien » parce que ce sont partout les mêmes têtes

Impossible de prendre une seule photo, les appareils sont évidemment interdits.

D’un commun accord, on décide de regagner le canot, c’est sûrement ce qu’il y a de mieux ici.

Sur le chemin du retour prés du port, j’ai vu la misère : une vielle dame gratte la neige avec une pelle usée et sans manche, pour récupérer un peu de charbon, enfin de la poussière…

C’est la troménie des postes de gardes qui recommence, on a l’impression qu’ils sont encore plus chiants, d’autant plus qu’on a tous envie de se retrouver au chaud.
Je vois au fond du port, figé dans la glace, un vieux trois mats, il paraît en état, et son pont est exempt de neige, signe d’un certain entretien. Il est désarmé, mais reste magnifique. Qu’est ce qu’il fabrique dans un endroit pareil ? Mes collègues sont déjà rentrés. Ça caille de trop, je rejoins le navire, le militaire de faction à la coupée, après les vérifications d’usage, me rend mon fascicule et prononce un unique mot, « cigarette ». J’essaye par signes de lui faire comprendre que je monte à bord lui récupérer un paquet, le temps de monter et de descendre : je revois encore le non de tête qu’il me fait, et son regard qui voulait dire oui, j’insiste, il me montre l’échelle de coupée et me fait signe de remonter à bord. Ses camarades d’à côté ont observé la scène, ils sont là pour cela…. De retour sur la dunette, je l’observe, combien de temps il va rester là dans ce froid ? Nos regards se cherchent et se trouvent, il hausse les épaules c’est la seule possibilité qu’il a de me remercier de rien du tout. Quel pays à la con ! Il doit penser la même chose.

Tallinn est déjà loin,
la Russie ou l’Estonie, je ne fais pas trop la différence. On vient de retrouver
la France, ce soir on sera à Rouen, les rives de
la Seine défilent, c’est agréable de revoir les couleurs de la terre, le marron et surtout le vert, j’avais un peu oublié.

Ce soir on aura du courrier, depuis presque un mois on n’a pas de nouvelles, en Russie on est coupé du monde.

Les marins aiment bien l’escale de Rouen, certains peuvent retrouver leur famille. Moi je n’aime pas trop parce personne ne m’attend et que c’est
la France, et que si je navigue, c’est pour voir des horizons lointains. Une bonne nouvelle quand même : Il paraîtrait qu’on repartira vers le Congo…..

J’ai revu Tallinn au printemps, c’est encore plus moche, la neige camouflait bien la laideur et la misère.

J’ai revu Tallinn depuis, mais sur Internet, visiblement un port ferry a remplacé le port militaire, et l’activité charbonnière a diminué. La ville a gagné en couleurs et paraît beaucoup plus ouverte, agréable et accueillante, et tournée vers le tourisme…..

 laurentine1976atlantiquenord.jpg     

1976 – Laurentine, Atlantique Nord

photo personnelle, prise par beau temps en
retournant des grands lacs Américains.

 laurentinec.jpg

                    Photo récupérée du site U.I.M 

 

  sillages3.jpg

              Photo récupérée du site U.I.M.

16 mai, 2007

Brest 2004 (extrait forum Bretagne)

Classé dans : textes personnels — muzik @ 18:44

Pors Beac’h 1984

C’était la première
Dur a trouver au fond de la rade de Brest, sur ma carte marine ça  n’existait pas.
Arrivé sur rade en serpentaire, accueil super et grosse teuf…..
DZ 86 La deuxième, je n’ai pas de bateau, je trouve la fête belle mais je reste à terre.
C’est dur de ronger son frein……..
DZ 88 J’accompagne un ami qui revient du Cap Nord en kayak, beaucoup de balade en mer quand même.BR 92 c’est la première de Brest, j’ai emprunté un doris à un ami.
Brest……… pluie pluie pluie
Retour à DZ et beau temps et constatation tout le monde a préféré DZ.   Entre temps j’ai construit mon doris

BR 96 On trouve à se réfugier dans la Penfield à couple du vieux bateau de sauvetage d’Ouessant. (une connaissance)
 Il vente tellement fort qu’on ne bouge pas de notre séjour, et puis la régate retour est annulée pour les petits bateaux.
 Brest c’est immense…. trop grand et la foule elle gonfle et énerve et en fait je ne supporte plus.
  Retour à DZ par la route, et fête à nouveau belle.
 BR 2000 J’ai récupéré 2 entrées mais le temps de trainer un peu sur les quais, la courée arrive vite.
 DZ 2000 On va à la rencontre de l’armada avec le doris, navigation sous voile, rentrée dans un mur de voile derrière le Cap de la Chèvre et bonne déboulade sur DZ.
  BR 2004 Je n’ai pas été
  DZ 2004 idem 2000 mais pas de vent, donc on fait tout à l’aviron, le soir on est mort.
  Pour finir je rejoins l’analyse de JeMac et François……..
  A Brest je n’irai plus, trop gros le merdier.
  A DZ ce sera selon mais c’est déjà plus sympa.
  Entre temps j’ai aussi fait toutes les petites fêtes intermédiaires,
  à une époque je ne faisais que ça.

  Didd

abadenn2004dz2004rr.jpg
Abadenn 2004

12
 

chezjules |
flores |
Fish3chips |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | fun top super coi !!
| PAWÔL VWÊ
| avisdroitsocial