Didd

Mémoires et bricolages salés et iodés

22 juillet, 2010

TEMPS FETE 2010 Le retour au Port Rhu

 TEMPS FETE 2010   Le retour au Port Rhu

Temps Fête à Douarnenez 2010, commence par une virée à Sein depuis Audierne, puis après une soirée mémorable, un Sein DZ via Tévennec avec le Drascombe Lugger Divergont. Vent portant pour débouler sur Tréboul avec une pointe enregistrée a 9.3 NDs

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En passant par Tévennec

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Divergont est là

 LA RÉGATE DES VOILE AVIRONS ET YOLES

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Amitié a pris le meilleur départ, mais des voiles usagées ne lui ont pas permis de rester compétitive.

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Volonté la yole victorieuse

 

UN MOMENT FORT:  » LA RÉGATE DES BATEAUX DE TRAVAIL »

Après avoir pas mal viré et reviré, empanné et désempanné pour parfaire notre technique, on revient vers l’entrée de Tréboul, retour dans la fête, histoire de faire un petit peu de « reuz », vent portant on glisse le long des pontons, et passage par le Guet obligé aux yeux de la maréchaussée qui visiblement n’a rien compris à notre manœuvre. « Ceux là, il suffit qu’ils se mettent à régler le trafic et tout se passe mal. »  Laurent nous rassure.

On se faufile entre les voiliers direction la ligne de départ.

Les choses sérieuses commencent, Laurent a bien réparti les rôles, la barre est confiée à sans doute ce qui ce fait de mieux au centre de voile, à la technique un autre bien habitué des régates de lasers. Anne Dominique, Ronan, Gaëlle, et moi nous nous occuperons des passages de voiles et des écoutes. Laurent le chef d’orchestre de tout ça se plaît a nous répéter qu’il joue sa tête sur ce coup là. Les discussions vont bon plein : Est-ce qu’on prend un ou deux ris dans le taille-vent ? ou qu’on reste tout dessus ?  Au risque d’être un peu pénalisé dans la remonté au vent, c’est tranché : tout dessus, on va plus patater dans le portant.

 Ho hé !!! Du bateau comité, dans combien de temps c’est le départ ? Et où sont la ligne et les bouées à virer ? C’est vrai qu’il est temps qu’on se renseigne.

Maintenant on sait et nous voilà de retour en pleine discussion de départ. Bâbord ou Tribord, on fait plusieurs passages sur la ligne départ. Impressionné que je suis par tout cette technique, décision est prise de partir Tribord. « Tacticien donne moi le décompte » (c’est Laurent qui cause) « 5 4 3 2 1 top », en phase avec le coup de corne. Là je reste baba !!!!

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Sous fausse amure et surtoilée Télenn se vautre sur la ligne de départ (photo de Ronan)

A ce moment sur Telenn, en pleine vitesse, on s’aperçoit que notre départ n’est pas des plus heureux, ce n’est pas nous qui sommes mauvais, c’est les autres qui sont meilleurs. On dira ça comme ça. En plus l’option Tribord n’était pas la bonne. Surtoilé, la barre est dure, la chaloupe gite et se vautre trop souvent, faut choquer du taille-vent, et monter tous au vent, seule Marie Dominique reste s’occuper de l’écoute et nos concurrents s’éloignent.  « Faut qu’on se refasse » Le clapot le long des digues du Rosmeur nous ralentit considérablement.

La bouée au vent est en vue et bonne nouvelle : on est tout compte fait pas si mal, premier virement et sans doute deuxième erreur, on est un peu trop juste sur le deuxième bord, heureusement que le barreur est bon et qu’Eole a été indulgent, on passe juste la bouée dans un bord breton. On choque les écoutes et maintenant ça déboule. Telenn Mor file sur le portant, vite fait on remonte des places, dommage que le bord est un peu court pour nous.

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Misainier dépassé sur le portant

 Bouée d’empannage, on passe juste au vent d’un Cornish Shrimper.

Mais le Cornish vire mieux que nous et se relance plus vite, il nous colle pas mal sur le dernier bord. On finit 3éme….impossible de faire mieux. Le premier a été disqualifié parce que trop récent (un Pen hir de l’architecte Vivier, bateau moderne qui n’a de traditionnel que son gréement). Le deuxième un autre cotre qui d’après Laurent n’a jamais été un bateau de travail.

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Cornish Shrimper

A la remise des prix, le Cornish, malgré tout son plastique, est second en temps compensé, nous on est troisième.  « Baaaa !!! Comme le répète Laurent « ce n’est pas bien grave, ce qui compte est d’avoir eu du goût…. » Un peu soulagé quand même d’avoir sauvé sa tête.

Dommage que sur la ligne de départ beaucoup étaient aux abonnés absents, on aurait aimé voir l’Ange Gardien, oula MarieClaudine deux chaloupes rapides et plus dans nos cordes, et plus de vieux gréements, la régate aurait été plus belle, mais le dimanche nombre de bateaux avaient déjà quitté la fête parce que le lundi est synonyme de travail.

La remise des prix et le pain pâté vin rouge font aussi partie des souvenirs inoubliables.

L’équipe de Treizour a de quoi être fière pendant les 4 jours de « temps fêtes 2010 », ses bateaux ont bien navigué et Volonté a gagné la régate des yoles.

Le troisième prix, un joli livre sur les vieux gréements, a, d’un commun accord, été dédicacé et offert à Laurent parce que le personnage méritait au moins ça…..

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Telenn après la régate, on range tout parce que demain elle ressort avec le club de voile (photo de Je MaC)

La Fête continue

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La Granvilaise tout un symbole

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Abadenn dans le Port Rhu (photo Arwen Marine)

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Les boules de feux, illuminations du dernier soir

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Le Belem et l’exploit de Yan Cariou son commandant d’avoir réussi la prouesse de le rentrer dans le Port Rhu

Le retour à St Evette avec le Drascombe a plutôt été du genre humide. Parti trop tard de Tréboul, le vent avait déjà viré à l’Ouest, au lieu du Nord prévu. Un long bord de près qui m’a amené presque à Morgat, puis sur Pors Lanvers. Pas terrible la remontée au vent. Les côtes de Beuzec sont noyées de brume et la mer est dure, je n’ai plus que la solution de mettre le moteur, et là c’est la saucée jusqu’à
la Pointe du Van. 
Après, travers au vent je peux renvoyer de la toile. Pors Loubous sort de la brume, je n’ai rien vu de mon pays si ce n’est les remous du Raz de Sein. 36 milles en moins de 8h et une pointe à 9.1 nds en sotie de Raz, et deux heures de moteur quand même, mais le canot va bien. 

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Retour au mouillage à St Evette

16 juin, 2010

SORTIE EN DRASCOMBE LUGGER FORCE 4/5 ET…..

Classé dans : textes personnels,videos youtube — didd @ 13:29

Fin de l’été 2009, une petite sortie avec le Drascombe, force 4/5 établi de Suroît, deux ris dans la GV sous foc et tape cul, au près en route vers le Loch que je voudrais rejoindre.
Soudain j’aperçois un ami avec sa vedette qui vient sur mon arrière, le moment est trop beau pour faire des photos, je saisis mon APN mais il est resté en mode film, résultat cette petite scène inattendue. Il file vers l’Ouest relevé ses casiers.

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Je continue ma route, derrière l’île aux Vaches, la mer creuse toujours et particulièrement aujourd’hui. Sur la pointe du Raz, un gros grain fait enfler les nuages, tout devient sombre devant. Ça fraichit, et l’impression grandissante de me sentir seul au monde sur cette mer me pousse a rentrer plus vite que prévu. Je choque les écoutes, Divergont cesse de giter et accélère franchement, empannage facilité par la voile à bordure libre.
Au portant sur la mer arrière, tout devient plus facile. Mais les premières goutes de pluies sont déjà sur moi, et le vent fraichit encore d’un cran. Sur cette amure les surfs deviennent vite impressionnants, mais je suis portant et je rentre.
La côte défile aussi vite que la visibilité tombe. J’arrondis l’Ile aux Vaches qui disparaît derrière des gros rouleaux aux cheveux d’anges assez inquiétants. Ca y es,t le grain me tombe dessus, le vent monte monte, l’écoute de tape cul m’échappe des mains et impossible de la reprendre, celle du foc elle a aussi glissé, les deux voiles battent dans un vacarme épouvantable. Divergount part dans des surfs à la limite du contrôlable, mais reste très sain. Impossible cependant de lâcher la barre, et sa file vers Sainte Evette….L’APN et le GPS tout a valdingué dans le bateau, heureusement que c’est de l’étanche, car ça a un peu embarqué.

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Force 4/5 au près avec mer plus belle

En se rapprochant du port, je réussis un peu à reprendre les commandes, le bout du môle arrive, le grain passe aussi, j’ai pu raidir les écoutes de foc et tape cul, ça a plus belle allure. Mais le vent reste fort et Sainte Evette est très rafaleux. Je préfère affaler la grand voile pour prendre mon mouillage.

Tout est redevenu OK chez les Bigoudens, c’est d’un sombre, normal, ils se prennent le grain, faut que tout le mode en profite.

Un cata de l’école de voile a chaviré à la Gamelle Ouest, mon ami a été le repêcher.

J’entends encore sa réflexion : « c’est des inconscients »

1 juin, 2010

ROUTE DE L’AMITIE 2009

Classé dans : textes personnels,videos youtube — didd @ 13:32

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ROUTE DE L’AMITIE 2009 : 

 Audierne, Concarneau, Groix,

Belle Ile, Houat, Bono.

http://www.routeamitie.fr/video4.php  (bande annonce du DVD 2009)

 

D’abord la route de l’amitié c’est la plus grande manifestation nautique organisée uniquement par les bénévoles, il m’est important de commencer par ça parce que sans eux il n’y aurait rien ensuite il y a tout un staff orchestré par Bruno Le Port, « l’Association Fête du Vent et de la Mer ». Je n’oublie pas non plus tout les partenaires publics et privés.

La route de l’amitié c’est plus de 160 bateaux (nombre limité par la capacité d’accueil des ports) armés par 750 plaisanciers. Une demi-douzaine d’escales où les ports sont sublimés par les couleurs variées des vieilles voiles, aux camaïeux blancs gris des gréements plus modernes, et aux grands pavois multicolores.

 Fête le soir, repas équipages, groupes musicaux, ambiance marine et festive, discutions qui s’éternisent, rencontres et amitié font partie des points forts. Mais il ne faudrait pas oublier le coté navigation, où un panel de voiliers différents se côtoient, il y va des bateaux anciens aux plus récents en passant par des yoles de mer et cette année pour la première fois (sans doute) un petit doris Abadenn. Ce n’était pas prévu comme ça, mais les prévisions météo difficiles des premiers jours me l’ont fait préférer à Divergont (Drascombe Lugger). Le doris lui on peu assez facilement le remorquer. Christian sur Chouchen (un Athalia) sera notre mère poule pour le cas où et notre gîte du soir et aussi un bon reto. Gaëlle naviguera avec moi sur le doris.

C’est donc de cette route de l’amitié là que je vous cause.

Parce que chacun a fait ça route, et que chaque route a été différente, et parce qu’elles ont tous un point commun : l’AMITIE.

Vendredi 31, Samedi 1, Dimanche2 Août   fête à Audierne

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Devant la digue du Raoulic (photo récupérée par un ami)

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Vendredi 31 juillet Divergont rentre à Audierne (photo récupérée par un ami)

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La fête à Audierne (photo récupérée par un ami)

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Arrivée dans le port (photo récupérée par un ami)

Lundi 3 Août 2009 : Audierne Concarneau

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Chouchen  notre mère poule

 La partie navigation de la route de l’amitié commence mal, très mal même. La météo ne s’est pas trompée, vent de Sud force 5/6 avec rafales. Sortie d’Audierne direction la Gamelle Ouest pour un long bord qui ne nous amène nulle part parce que la visibilité est faible, on croise des voiliers venants de partout.

 Déjà la VHF annonce les premiers abandons. Entre « Chouchen » et « Abadenn » le concours de bonds est lancé. En prévision de ce temps pourri, le Drascombe, est remplacé au dernier moment par le Doris parce plus facilement remorquable.

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En remorque après Penmarc’h  force 6 mer arrière

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Je n’aurais jamais mis si long pour doubler « Penmarc’h » et le doris embarque de plus en plus. Vision fantasmagorique, « Le Menhir » sort de la brume, ce n’est pas trop tôt, un petit contre bord et « Cap Caval » et enfin « Spineg »…..on peut abattre un peu et enfin faire une route directe vers Concarneau. Toujours cette brume, mais ça devient plus facile, les deux bateaux partent en surf sur les vagues, sauf que le doris a une fâcheuse tendance nous doubler, et impossible d’aller à bord pour le vider

 Enfin les remparts de
la Ville Close apparaissent, de cette étape on aura rien vu.

L’escale et la fête du soir sont gâchées par la pluie.

 

Mardi 4 Août 2009 : Concarneau Groix.

Aujourd’hui la météo s’est gourée, elle nous annonçait la même chose, ce sera une journée de près, mais le vent beaucoup est plus faible, et la visibilité bonne, voir même des rayons de soleil. Le premier bord est encore catastrophique, on est presque arrivé aux Glénans et après ça sera long long.

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Sterenn nous rattrape

On se fait rattraper par la baleinière de Chasse Sterenn, super bateau, Le doris est toujours en remorque, et je ronge un peu mon frein. Port Tudy est presque aussi plein qu’au temps des Thoniers. Le temps est beaucoup mieux et la fête sera belle.

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En rade de Port Tudy (photo prise par Gaëlle)

Mercredi 5 aout 2009 : Groix  Belle Ile.

Ca y est, on navigue, le vent est nul et c’est à l’aviron que nous partons vers Belle Ile.
On ira au moins jusqu’aux Birvideaux (10M), grosse balise a peu près a mis route et après chouchen nous passeras une remorque. Il est déjà à coté de nous. Ça nous fera un bon entrainement en pour l’Ar Men.
Pointe des Chats, on dépose une grosse yole de Bantry à l’aviron, ils ont l’air étonnés, normal, le doris est plus rapide….et puis après, comme souvent, les fifrelins qui irisent la mer se transforment en léger vent.

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Départ de Groix   (photo pise par Christian)

On peut mater et envoyer la toile. Et dans ce petit temps le doris glisse à merveille, et là c’est du pur bonheur. Gaëlle barre avec maestria. Toute la traversée se fera à la voile, et on marche aussi bien que des voiliers bien plus grands que nous.

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Au niveau des Birvideaux (photo récupérée sur le site)

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Les yoles de Bantry à cette allure s’envolent, et Skerenn (la baleinière de chasse) est en remorque du Cap Sizun, ils sont rentrés à Port Tudy à 4h ce matin. Belle escale et belle fête, mais moi j’ai réussi a tomber dans le port donc retour au chaud dans le voilier.

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Port de Sauzon  Belle Ile

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La fête sur les quais

Jeudi 6 août 2009 : Belle Ile Houat.

Le temps a changé, grosse bruine et vent moins bon, ça ne sera pas la glisse d’hier. En cours de route, le vent a molli et on doit passer en mode aviron. Mais c’est revenu, une fois de plus on se fait doubler par les yoles de Bantry sous voiles. Au passage, à la pointe de Béniguet (Ouest de Houat), la mer est dure, j’ai compris pour quoi tous les autres voiliers s’écartent un peu.

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Houat:   3 yoles de Bantry, la baleinière Stérenn, et Abadenn

On a complètement rempli le doris, ma VHF n’a pas apprécié (morte), heureusement que j’ai de la flottabilité et les vides vîtes ont évacué toute cette eau en 5 minutes.

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La Grande Hermine (photo prise par Gaëlle)

Dans le port de Houat il y a eu une fichue pagaille de mouillage, Chouchen a été un peu abimé. Le temps est mitigé, une goute de soleil pour un rayon de pluie.

Vendredi 7 août 2009 :  Houat   Le Bono.

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Départ à l’aviron avec mauvais préavis de vent, mais là encore ça s’est amélioré, on a rattrapé beaucoup de voiliers partis devant. Le vent nous a lâchés a l’entrée du Golf de Morbihan et on arme les avirons, c’est du près pour remonter jusqu’au Bono.
A l’aviron on fait merveille, on va aussi vite que des gros voiliers. Cerise sur le gâteau, on lâche une yole de Bantry. (Ils n’en reviennent toujours pas).
Des ovations nous accompagnent sur la fin, le doris commence a être connu, c’est le plus petit bateau engagé dans cette route de l’amitié.
Au Bono une bonne douche nous attend : un bien fou. Gaëlle nous quittera demain. Je resterai avec Christian et « Chouchen » passer la journée de Samedi là bas comme prévu. Lundi soir on regagnera Audierne après escale aux Glénans. Belle virée que cette route de l’amitié.

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Bono  golfe du Morbihan fin de la route……mais il faut encore rentrer

 

30 avril, 2010

Ballade aux Glénan printemps 2010

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Ballade aux Glénans,

Beau temps, belle mer, soleil, et très peu de touristes.

Lieux jaunes, araignées, tourteaux, ormeaux et même du gigot d’agneau.

A la TV le soir, un reportage sur les Glénans pendant l’hiver par Yann Queffélec, ça doit être bien sympathique aussi.

Une petite idée du paradis, à consommer, évidement, avec exagération.

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Dépassement du Drascombe Lugger par le Swampscott Doris

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11 avril, 2010

EMPANNAGE SUR LA CHALOUPE SARDINIERE TELENN MOR

Classé dans : Non classé,textes personnels,videos youtube — didd @ 12:45

Télenn Mor (harpe de mer) c’est la chaloupe sardinière emblématique de Douarnenez.

Elle appartient à l’association TREIZOUR (le passeur).

 http://treizour.wifeo.com/chaloupe.php

Elle navigue beaucoup sur semaine avec l’école de voile de Tréboul et le week-end elle retourne en mer avec les gens de l’association.

Télenn Mor fait partie des constructions les plus abouties en tant que chaloupe, un peu moins de 10 mètres, un peu plus de 7 tonnes, environ 80m2 de surface de voilure divisée entre la misaine et le taille vent.
Deux voiles au tiers la première creuse et puissante, la seconde plus plate et plus haute. L’association de ses deux voiles donne un canot très évolutif à toutes les alures de vents. La manœuvre se fait uniquement à la force des bras, l’écoute de misaine est simple celle du taille vent a le droit un palan double. La poulie sur la voile c’est la « faiseuse de veuves ».

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La faiseuse de veuves bien planquée à droite de la photo.

Un empannage, ou plutôt virement de bord lof pour lof, par un petit force ¾, le1er ris pris dans le taille vent sert plus a augmenter la visibilité du barreur.

« Parfait » c’est le chef de bord qui le dit, comme quoi la manœuvre ne devait pas être si mauvaise que ça.

Vidéo comme si vous étiez à la barre.

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  Drisse de misaine bien étarquée avec le « marlink », les Douarnenistes l’appellent comme ça, les Tréboulistes: « marc’h »(le cheval), à Audierne « an  erkul » (l’hercule) tant cet espar donne de la puissance. Autre avantage et pas des moindres: l’angle de tir de la drisse augmente, et la tenue du mat de misaine est bien meilleure.
Le guindant est raidit avec « ar Vez »(le doigt): une perche fourchue qui se règle par une crémaillère le long de la lisse. Cette crémaillère possède cinq crans, comme les doigts de la main. Misaine sous le vent de son mat et drisse servant de hauban, taille-vent au vent du mat.
la première creuse donnant de la puissance et la seconde plus plate donnant du cap.Vergues bien parallèles et voiles bien réglées.
Temps de curé et la chaloupe glisse à son aise devant l’Ile Tristan. Carène aboutie qui ne laisse aucun sillage, bien des voiliers dits modernes restent derrière. 

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« Marlink et ar Vez »

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Encore plus belle dans sa nouvelle livrée  Manoeuvre et empannage dans le  Rosmeur, ou les jeux interdits, parce qu’on a plus le droit de rentrer sous voile dans les ports, alors comment on fait quand on n’a pas de moteur ?? Il y a peut-être quelques commentaires qui ne vont pas bien, mais c’est comme si vous y étiez.

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24 mars, 2010

Howard Blackburn le dorrisier aux mains gelés

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Banc de Terre Neuve le 25 Février 1883, ils sont comme des cons Howard Blakburn et son patron de doris Tom Welch : ils ont perdula Goélette « Grace L. Fears ». Comme souvent dans ces parages mal famés le temps a vite changé. Le vent a fraichi tout en refusant, les bourrasques de neige rendent la visibilité nulle et la nuit qui tombe n’arrange rien. Malgré leur efforts aux bancs de nage les deux hommes n’arrivent pas a remonter ce vent, une ancre flottante est improvisée La goélette ils la retrouveront demain, une nuit épouvantable a passer dans le doris s’annonce, mais ils en ont vus d’autres.Le lendemain dans l’impossibilité de retrouver la goélette, Blackburn décida de rallier la côte par ses propres moyens, à l’aviron, malgré la perte de ses gants, passés à la mer. Il savait que ses doigts allaient geler, et il les laissa en « crochet » afin de pouvoir continuer à ramer quand l’inévitable serait arrivé. Il essaya de sauver sa main droite grâce à l’une de ses chaussettes mais rien ni fit, au contraire, les doigts de ce pied gelèrent aussi. Son collègue renonça à ramer avec Blackburn et se coucha au fond du doris. Il mourut de froid dès le deuxième jour. « Howard fit une prière et donna à son compagnon le tombeau des marins »  800pxwinslowhomer0062.jpg

Au bout de 5 jours sans eau, nourriture ni sommeil, Blackburn atteint le rivage de Terre-Neuve. Son compagnon fut enterré et Blackburn fut traité pour ses doigts et doigts de pied gelés. Il perdit tous ses doigts, ainsi que ses pouces jusqu’à leur première articulation, et beaucoup de doigts de pieds (?)  Blackburn retourna à Gloucester (port d’attache de l’essentiel de la partie américaine de la flotte des goélettes pratiquant la pêche à la morue sur les Bancs, se prononce « Glouster » car les marins anglo-saxons se nourrissent de syllabes), où il fut accueilli en héros et ouvrit un bar grâce au support de la communauté. Il se fatigua assez vite de son comptoir et organisa une expédition pour aller chercher de l’or au Klondike (Alaska) par la mer en passant par le Cap Horn plutôt qu’à travers le pays, car c’était plus rapide et moins risqué à l’époque… Il ne trouva guère d’or et décida d’accomplir un nouvel exploit : traverser l’Atlantique en solitaire. Cela avait déjà été fait par Alfred Johnson en 1876 sur son Centennial, et Joshua Slocum avait déjà quant à lui fait le tour du monde en solitaire sur son Spray en 1898. Mais tous les deux avaient des doigts ! Blackburn quitta Gloucester sur son sloop Great Western en 1899 et atteignit les côtes anglaises en 62 jours. Il repartit en 1901 pour rallier le Portugal sur son sloop de 7.60 m Great Republic. Il échoua dans sa troisième traversée de l’atlantique dur le doris ponté America.

Source : Fortement inspiré du glossaire d’Arwen Marine http://www.arwenmarine.com/GlossaireA1.html blackburn2010022222.jpg Le Howard Blackburn du bout du monde

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27 janvier, 2010

DORIS EN REGATE A CAMARET 4 JUILLET 2009

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Le départ de la plage a été un peu difficile, toujours un peu longuet pour passer en mode voile avec le doris.

Faut mater, déferler
la GV, l’envoyer, gréer son écoute, étarquer, en même temps rentrer les avirons, mettre le safran et la barre et les assurer, débloquer la dérive. Ensuite faire le tour du mat pour fixer l’amure de foc, préparer son écoute, frapper ça drisse, ne pas oublier de vérifier ceci plus cela le tout dans un bateau instable…Epi ça fait chier parce que la saloperie de drisse de GV est du mauvais coté et ya du patacaisse dans le bourg. Les misainiers bien plus rapides à gréer que nous on déjà taillés leur route.

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le maestro à la barre

On peu enfin border et c’est parti, mais c’est la misère le vent s’est effondré complet, mais on joue le jeu, parce que c’est à la voile qu’on veut la faire la régate pas à l’aviron, autrement on serait loin devant.

Laborieux pour passer entre les Tas de Pois, maintenant c’est le courant qui nous ennui et là au miracle de la voile le vent rentre et le doris accélère, doucement au début, c’est plaisant de voir un sillage, surtout savoir qu’on avance et puis ça grimpe en puissance : la carène chante, les voiles gonflent bien, les écoutes tirent. Le vent adonne de plus en plus, la grand voile est tangonée, l’hale-bas faisant office d’écoute, on arrive ainsi a bien l’aplatir. Les autres voiliers sont rattrapés un par un et ensuite lâchés presque perdu de vue.

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Pen Hir

Le paysage est grandiose, l’Anse de Pen Hir, les Tas de Pois, la pointe de Pen Hir, Anse de Pen Hat, le Toulinguet, Pointe du gd Goin et l’entrée sur camaret.

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Le Toulinguet

L’empannage après avoir passé le sémaphore du Toulinguet est expédié de façon magistrale par Laurent, profitant d’un départ en surf sur une vague : la grand voile porte à peine et c’est parti, comme en laser…A l’entrée dans la rade de Camaret le GPS nous indique 5,6NDS mais c’est du près !!! En mer on a fait des pointes à plus de 7NDS.

Malgré les interdictions du comité de course, on rentre sous voile jusqu’au fond du port. Là on s’amarre à une bouée le temps de dégréer et de ranger tout propre, on arme les avirons et on vas à la rencontre du second, ce n’est pas un voilier c’est une yole, on a fait fort. Jamais on n’a gagné une régate avec un tel écart.

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Soirée Camarétoise

 

Copie jointe du mail d’un ami :

« Salut,

Arrivés à 15h20 à la pointe de Pen-Hir, vous étiez déjà bcp trop loin pour vous photographier.

Vous aviez mis le turbo et de ce fait, nous sommes arrivés trop tard pour votre arrivée à Camaret.

Bravo pour cette navigation, j’en suis encore baba !!!

A+.
Jacques »

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Rentée à Camaret (photo prise par Jacques)

 

12 janvier, 2010

Drasombe Lugger Divergount sous voile navigant barre amarrée.

Classé dans : videos youtube — didd @ 15:12

L’homme invisible est a la barre…..

Petit force 2/3 pas plus, une demi-heure avant j’étais tanké dans la pétole.

Grand voile à poste, sa surface est un peu gonflée par rapport à celle d’origine, une latte forcée qui lui donne plus de puissance dans les hauts 8.68 M2 au lieu des 6.87M2.

A l’avant un génois sur petit bout dehors de 5M2 remplace le foc de 3.35M2 dans les petits airs. Un mousqueton fixé en bout d’étai permet de larguer le foc enroulé sur son emmagasineur. Le guindant en dynéa du génois faisant office d’étai. Les virements de bord restent aussi faciles qu’avec le foc.

Le tape-cul est resté d’origine 2.04M2, mais avec ces 15,72M2 de voilure au total le drascombe restera encore sous toilé dans le tout petit temps.

Un génaker en toile légère envoyé sur une drisse frappée sur la vergue de houari devrai l’améliorer dans les tous petits airs.

Un simple élastique traversier tient la barre, l’affinage du réglage se fait en jouant sur le tape-cul.

Pas la peine d’avoir de la grosse brise pour bien marcher avec un voilier, là avec le petit 2/3 BF je filais facile a plus de 5 NDS.

Didd

 

22 août, 2009

14, 15 et 16 août 2009

Classé dans : souvenirs,videos youtube — didd @ 20:35

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La Vieille – Ile de Sein – Ar Men – Tévénec
Vidéo(s) extraites du film tourné par Chouchen
http://chouchen.unblog.fr/
http://chouchen2.unblog.fr

 

Ar Men, samedi 15 août Sein s’éloigne lentement dans notre sillage, on a l’impression de ramer sur un lac. Encore quelques coups d’aviron, un dernier effort et nous pouvons laisser glisser le doris…. Ca y est, nous y sommes, Ar Men est là, à portée de main.  C’était presque trop facile, mer laiteuse et absence de courant, mais on ne va pas trop se plaindre, nous faisons plusieurs fois le tour. Ar Men nous domine, le cartahu de monte-charge a été remis en place et quelques travaux d’entretien sont visibles, (il était plus que temps).  Les cormorans occupent les lieux à la place des gardiens. C’était le but de notre voyage, et maintenant il faut songer à rentrer. Il est bientôt 18 heures. Dans l’aquarelle du moment, Sein c’est le trait de crayon là bas dans l’Est et le faible courant nous en écarte. Comme dans le bon vieux temps en kayak : d’abord rejoindre Namouic et puis se déjouer de toutes les têtes de roche, j’ai envie de rentrer en suivant la chaussée, parce que les courants traversiers sont faibles. Nous retrouvons Sein, qui peut imaginer qu’un si petit doris vienne d’Ar Men. Un peu moins de quatre heures d’aviron, et pour moi de la fatigue et quelques ampoules, Gaëlle se marre de mes bobos. Pour moi, Il me restera toujours cet  immense bonheur d’avoir réussi à concrétiser ce rêve. Ce soir repas à bord de Chouchen (c’est le voilier qui nous accompagne). Lieus  jaunes et pommes de terre.  Hummmm !!!!! Demain il faudra penser à regagner le Loch. Cerise sur le gâteau, ce sera en passant par Tevennec, puis comme à l’aller, le phare de
la Vieille,
la Plate, Gorlégreiz, Trouziard, mais là le Raz a fini sa sieste. Le flot commence à bien s’établir, et c’est à plus de 5 nds, aidés par le courant, que nous passons Coumoudoc…..Dans notre tête la jolie balade est déjà finie…… 
Remerciements à Christian, André et Thierry pour nous avoir accompagnés et sécurisés. Et aussi à Gaëlle, ma compagne d’aviron, sans qui tout cela aurait été impossible. 

Didier

 

3 juin, 2008

une autre ? du 3 juin ? chiche ?

Classé dans : videos youtube — didd @ 21:57

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