Didd

Mémoires et bricolages salés et iodés

23 août, 2008

Descente de l’Aulne (02)

Classé dans : photos — didd @ 15:48

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Jolie descente de l’Aulne avec le doris.

Classé dans : photos et commentaires perso — didd @ 15:46

Départ de Port Launay, juste en-dessous de Chateaulin

Que du plaisir et des beaux paysages, et une super souarée chez un ami dans sa jolie maison en bois…
Total 19 Milles à l’aviron….C b’1.

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22 août, 2008

temps fête sur Douarnenez 2008

Classé dans : photos et commentaires perso — didd @ 23:19

Début des hostilités….Le but étant de remonter jusqu’au Cap de la Chèvre et de se glisser parmi les voiliers qui font la régate Brest Douarnenez. Jeudi matin, mise à l’eau à Tréboul et premier bord de près (le vent est là) plein Nord qui nous amène jusqu’à derrière Caméros (traversée de toute la baie de DZ), virement de bord et c’est reparti, encore sur un long bord de près qui nous amène sous les côtes de Beuzec, Pors Piroun et Pors Lanvers. Dans le Nord au niveau du cap de la Chèvre on aperçoit déjà les premières voiles….et plus loin encore vaguement dans la brume le mur de voile qui avance vers nous…. Grandiose et magique, féerique, super, enfin il faut vraiment l’avoir vu pour en causer. Je n’ai pas les mots. Le doris repart de plus belle après une prise de cape qui nous permet un petit casse croûte et un léger écopage. On tombe sous le cap de la Chèvre, et ça y est on a croisé les premiers voiliers, le près et moins bon car il faut faire ji aux autres bateaux, en plus on est Babord amure donc non prioritaire.


Revirement de bord et redéboulade vers les cotes de Cléden, tribord amure on marche bien 5.5 nds au près.
Le bonheur parmi toutes ces voiles et on marche bien dans ce vent qui a un peu fraîchi, je n’ai pas repéré mon collègue, le Drascome est aussi bien petit parmi tous ces mastodontes….
On a presque remonté toute la flotte, et je n’ai trouvé personne que je  connaissais…
Ce n’est pas un problème DZ est une fête à taille humaine, et je connais bien les habitudes oiseaux de bistrots des amis….
On vire doucement au vent arrière, grand voile tangonnée et grosse déboulade au portant vers le Rosmeur…Surf parfois impressionnant, le GPS nous indique 6.3 nds…mais on a été plus vite encore.  Le mole de la digue de DZ approche vite, et il faut imaginer toute cette flotte se resserrant pour négocier le virage à droite anfin de rejoindre le Rosmeur, on détangonne la GV pour le rendre plus manoeuvrant et je préfère prendre la barre pour négocier la finalité (non pas que mon équipière ne puisse  le faire, mais parce que c’est mon doris et si quelqu’un doit le poquer, je préfère que ce soit moi). Toutes les voiles et autres sont rangées, le mat est enlevé et le doris se dandine doucement à couple de Tonki Onk. La manoeuvre a eu un moment chaud, mais ça a bien passé. Un treiz. nous dépose à terre, il n’y a plus qu’à se laisser vivre et la fête sera belle. Ainsi fut the first number one days.  

   p7170010.jpg   p7170014.jpg  p7170009.jpgVendredi….. 
On devait camper chez un amis et pis finalement on a dormi dans son salon…. Alors le matin ambiance café pain beurre et patati et patata…
C super et sympath les amis 
Maritimement parlant, on quitte le port du Rosmeur dans la pétole, mais dehors  le vent est là et Abadenn vole presque sur la mer, un long bord de débridé jusqu’à Cameros et on vire pour débouler sur Tréboul, le vent fraîchit encore, on est limite surtoilé, pas grave on a maintenant de l’entraînement, mais dans la mer croisée et désordonnée propre aux fonds de baies, le doris embarque pas mal.
Mouillage est pris dans Tréboul, on écope, rangement général on est rincé (carrément glip) .
Le retour se fera à l’aviron, l’occasion de faire un tour dans la fête parmi tous les voiliers.
Le temps de prendre quelques photos coté mer et aussi de faire une escale technique devant un verre de rouge à bord du coquiller de la rade de Brest le Général Leclerc. 
Ce soir on mange un coucous Breton….Excellent et puis la fête sera encore belle (plus que hier et moins que demain). 

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Samedi C’est un peu le même circuit sauf qu’on le fait à l’envers….Aviron jusqu’à Tréboul et buis déboulade jusqu’à Caméros et retour au Rosmeur sous voiles (un peu chaud encore dans une manoeuvre) pour prendre notre mouillage. J’avais préféré prendre un ris dans la GV, plus histoire de voir car je n’en avais jamais encore pris. En fait hier le 4/5 qu’on avait en mer est monté à 6 dans une risée en arrivant sur Tréboul. Alors aujourd’hui plus pépère, et en fait on a bien fait de le prendre, mais un doris quand le vent monte n’est jamais pépère. !!!! Ce soir on mange Basque…..Hyper bon et leur vin rouge hummmmm !!!!!!!!! 


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Dimanche 
Journée du seigneur. On traîne dans la fête sur les stands qu’on n’a même pas vus avant. Le temps de déguster du poisson fumé, de discuter avec les gens encore et toujours. Pour clore dans l’après midi, les voiles avirons ont une régate….Ha la régate, on voulait voir et on à vu….
En fait on a mis tout le monde minable, mais la course se faisait au près serré et en fait dans le vilain le clapot devant Tréboul on a trop chargé d’eau, le doris devient trop lourdingue ce n’est plus la mouette légère, la carène liquide est là, donc on a du arrêter les frais. Affalage des voiles et écopage au seaux, retour sur foc à Tréboul et c’en est fini pour nous.
On a sorti le doris, il est resté depuis chez les amis qui nous ont hébergés….
On devait passer une nuit chez eux on y a passé toutes les fêtes et ça a passé trop vite. 
C’était TEMPS FETE SUR DOUARNENEZ J’espère que je vous ai fait envie….. J’espère même plus que cela…. Sinon ça veut dire que je n’ai pas
trouvé les mots. Je vous joins une série de tofs

p740.jpg  p7190064.jpg  p7180048.jpgCliquer sur les vignettes pour voir les photos

30 juin, 2008

Recette de homard au whisky

Classé dans : photos et commentaires perso — didd @ 1:38

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 La pov bête profite bien de ses derniers moments kools

Il faut :

Un homard (le plus gros possible).
Un peu de beurre.
De l’huile d’olive.
Des herbes de Provence.

Et du Whisky évidemment.

Il faudra aussi :

Une planche à découper.
Un bon couteau.
Un marteau.

Même un peu de dakin pour le cas où :-) )

La bestiole a passé  quelque temps dans le frigidaire,  sous du saupalin mouillé.
(on arrive à la tenir vivante kom ça plusieurs jours).

Faut la découper suivant un axe longitudinal XY

Ambiance chez Maïté….méhonpeupasfer autrement.

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Ensuite il faut enlever la poche à gravier, c’est le marron kon voit.

  003 ça ihé la découpe est faite, ensuite on enlève les pattes.

(J’ai failli ne pas pouvoir le faire).

Surtout garder les élastiques sur les pinces.

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Ensuite il faut casser les pinces au marteau.

Et après on peu enlever l’élastique.

Parce que l’élastique au four cépabon  :-) ) et en plus maintenant elle aura du mal à pincer

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 Préparation dans le plat :

On met un peu d’huile d’olive dans le fond et sur la pov bête.
On met des herbes de Provence et quelques noisettes de beurre sur le bestiau.
On coupe quelques pommes de terre.
On arrose copieusement le tout et surtout la pov bête de Whisky.
La bestiole remue encore un peu, il est temps kon en finisse…

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On prend un plat (ki va au four).

Et pi woualà, on n’a pas oublié de préchauffer le four env. 200°C.

Alors maintenant ça devient plus simple……

C’est parti pour 20 mm kom ça.

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Ensuite Niam niam et je peux vous dire que c’était excellent.  :-) )

3 juin, 2008

une autre ? du 3 juin ? chiche ?

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2 juin, 2008

Deux vidéos de Nanie

Classé dans : videos youtube — didd @ 20:06

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1er juin 2008

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27 mai 2008

 

30 mai, 2008

LE JOURNAL D’UN CASIER A HOMARD

Classé dans : photos et commentaires perso — didd @ 1:08

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Quand Nanie navigue au sec

Le journal d’un casier à homard 

mardi 27 mai 2008

Ce matin, grand jour avec Christian on a mis Nanie à l’eau.

D’abord ya eu ce putain de merdier de bordel de moteur qui s’est arrêté net en allant sur la rade, et puis impossible à redémarrer….

J’ ai du rejoindre un mouillage à la godille, je me voyais déjà rendre ce moteur à son proprio, parce que je ne le sentais plus fiable du tout….Et pi wouala, je me suis aperçu que je n’avais pas ouvert sur l’essence. Ouf il redémarre (évidemment).

Sur la rade il y a beaucoup de clapot, et le vent de Sud-Est est un peu creux, mais j’ai tellement envie d’essayer la voile que j’envoie quand même. Merdoum, je suis parti en fausse panne, (manque d’habitude).

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Fausse panne.

En fausse panne, toute la partie de voile devant le mat se retrouve bordée à contre, freine et rend le canot mou. Je n’ ai pas envie de virer tout de suite parce que je n’ai pas encore dépassé la Pointe du Mouton, et sous le vent ya des cailloux. Les premiers essais de virements ratent tous. (fausse panne) J’ affale et j’ envoie la misaine sous la même amure mais sur la bonne panne. 

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Misaine bien établie.

Wouala Nanie se réveille et ça marche beaucoup mieux, j’ai même l’impression que ça remonte bien au vent, mais il faudrait un autre bateau pour en juger. Dès que j’abats un peu ça accélère bien, le bateau reste stable et mouille beaucoup moins qu’au moteur.

Virement de bord, ça se passe bien. 

On passe de l’autre bord du vent, gambillage, je renvoie et puis déboulade sur la digue du Loch. Chuis content.

Vraiment du bonheur.

Encore quelques petites améliorations à apporter, et ce sera tout bon.

Demain je vais essayer de poser les casiers…..Si le temps reste praticable.

Bisous du souar à tout l’équipage

mercredi 28 mai

J’ai été en mer ce matin, mé il n’y avait pas de vent, alors tout avec le moteur alakon, qui a quand même un problème.

J’ai été poser deux casiers, dans un endroit réputé bon pêcheur et que je connais vachement bien (carrément au pif).

J’ avais un petit mousse avec moi,

et on a réussi à pêcher un petit peu.

J‘espère que les marins pêcheurs pro vont continuer à faire grève, comme ça la mer va se repeupler.

Le bonsouar à tout l’équipage

jeudi 29 mai

Alors ce matin, rebelotte je remets ça.

J’ai réussi a trouver une autre bougie et une clef à gibou (pas évident au BDM) pour le bourricot, et visiblement ça lui a plu.

Donc navigation entièrement à la voile, vent un peu creux et mollasson, et beaucoup de clapot. Sortie au près, plusieurs virements de bord et gambillages pour gagner dans le vent.

Surprenante la Nanie. Réussi a chopper le premier casier à la wouale, dans un endroit où il y a beaucoup de « Rabanachous », manœuvre nickel et ho surprise une araignée, (avec de la bouette a moitié pourrie, c’est pas trop mal) rebouettage et remouillage dans la foulée.

Maintenant, je file chercher l’allemand, c’est presque la coupe américa entre les deux misainiers, mais la Nanie marche mieux bien que plus petite et moins voilée….  :-) .

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Jabadao au vent.

J’ entend encore l’ Allemand me dire (avec sa grosse voix et son accent un peu Wehrmacht) Ha !!! mais il va bien ton bateau, komment qu’il remonte au vent comme ça, Arfff t’as mis une dérive ….

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Souriez vous êtes filmés.

Le temps de prendre quelques toffes et je retourne vers la côte relever le deuxième casier.

J’ai foiré la manoeuvre, j’ affale et hop un coup de godille et j’y suis. Et là surprise un Homard. Donc Chouchen sera de corvée mayonnaise ce souar…..

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Les povs bêtes vont prendre un coup de chaud

Ce matin que du bonheur…..

Bonne journée à tout l’équipage

vendredi 30 mai

Aujourd’hui c’était une sortie par petit temps, ou temps de curés ou de parisiens…. Vents portants pour faire ma levée. Pas terrible une seule araignée, sans doute la bouette, mais maintenant ce sera du frai. photos0231024x768.jpg

1ère relève de la journée

 Après le vent s’est écroulé, un petit peu de moteur pour pêcher rien du tout, et puis nouvelles risées, donc on renvoie le torchon, et le vent revient carrément bout et il n’arrête pas de virer. Je voulais rejoindre Pors Loubous parce que Chouchen m’attendait avec son APN, mais rien a faire ce fichu vent a décidé de faire « chier ». Bords carrés sur bords carrés…..

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 Tribord amure

 Alors faut faire demi tour, sinon je n’aurai pas d’eau dans le port du Loch. Lunettes de soleil et bob sur la tête (un peu look titi parisien mécé pas grave). Dans l’ Est il fait sombre: gros nuage annonciateur de vent et de pluie. Il faudra que je prenne mon mal en patience pour rejoindre le port et ce fichu vent fera des siennes jusqu’au bout.

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Toujours la pétole

 J’en ai un peu marre de gambiller, surtout que quand j’ai fini, c’est pour m’ apercevoir que le vent a encore viré et que c’était mieux sur l’autre panne. 

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gambillage sur gambillage

Ça ennuierait quand même de mettre le moteur. Heureusement que je suis au portant et en fait je laisse souvent courir sous fausse panne. Enfin le vent rentre un peu et quand j’ arrive prendre mon mouillage le  gros grain qui menaçait depuis longtemps me tombe dessus : un grand classique.

A défaut de poisson j’ai quand même réussi a prendre un coup de soleil sur les bras.

Agrrrrrrrrr J’avais oublié ma vareuse.

Bon cété très b’1.

Didd

MOSAÏQUE DE COULEUR

Classé dans : Kdo potes — didd @ 0:24

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17 mai, 2008

ASSOCIATION DE KAYAK DE MER DU PONANT

Classé dans : photos et commentaires perso — didd @ 0:44

KAYAKISTE DE

 MER

 NAVIGATION A 5 Milles  depuis 1990 

 logo assoc kmp

L’«Association de  Kayak de Mer du Ponant», (A.K.M.P.), créée le 7 mai 1987, à Quimper, a pour objet principal de regrouper des kayakistes confirmés en vue de navigations de conserve, en kayak de mer, particulièrement le long des côtes et îles de Bretagne… L’Association se compose d’adhérents adultes, hommes et femmes, âgés au minimum de 30 ans et admis par cooptation après avoir fait leurs preuves (aptitudes physiques et morales, sens de la responsabilité individuelle, …). Chaque adhérent doit être autonome pour les randonnées, avec tout son équipement personnel (tente, couchage, vêtements, nourriture…) dans le kayak, et son  matériel de sécurité. L’association ne possède ni local, ni kayaks, ni matériel…. Ceci permet de simplifier l’organisation de randonnées; les rendez-vous étant fixés aux points d’embarquement. 

D’autre part, dans le monde maritime, chaque kayakiste a la position de «capitaine», ou «skipper», car seul à bord, donc seul responsable de ses actes vis-à-vis de lui-même et de la société, des règles maritimes,… et donc de son bateau (état, matériel de sécurité, etc.).

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Devant Bishop’s Rock, Scilly Islands (photo prise par Georges)
 Les navigations sont réalisées principalement le long des côtes de
la Bretagne et de ses îles (Ouessant, Molène, Sein, Glénan, Groix, Belle-Ile, Houat, Hœdic, etc.) ainsi qu’au long des côtes européennes (Grande-Bretagne, Irlande, Écosse, Espagne, etc.). 
Pour naviguer vers et autour des îles bretonnes, compte tenu des textes réglementaires français, l’Association a été amenée à faire mettre en place, par
la Direction Régionale des Affaires Maritimes de Bretagne, une dérogation pour la navigation des kayaks en 5ème catégorie plaisance (navigation jusqu’à 5 milles d’un abri), depuis 1990 et renouvelée annuellement. La permanence et la généralisation à toutes les côtes de France de cette disposition sont demandées systématiquement depuis 1991, par l’Association, aux responsables du Ministère de
la Mer,…Cette demande n’a pu aboutir que par la création d’une Fédération de Kayak de Mer. L’Arrêté du 30 septembre 2004 vient en majeure partie de nous donner satisfaction… 
                  L’Association est affiliée à «PAGAYEURS MARINS, Fédération de
la Plaisance en Kayak de Mer». 

ASSOCIATION DE KAYAK DE MER DU PONANT 

25, impasse des Tourterelles

29120 COMBRIT                        Tél. 02 98 56 33 71

                                                                 

12 avril, 2008

TRANS-MANCHE 89

Classé dans : souvenirs — didd @ 10:04

Traversée de la Manche à l’aviron
par les filles du Cap Sizun

Récit de Anne 

 

Aujourd’hui, 2 octobre 1988, enfin notre plus belle coupe.
On y a toutes mis du nôtre pour remporter ce championnat régional d’aviron,
Catégorie féminine bien sûr.

Sur le chemin du retour , on fait déjà un tour d’horizon de nos prochaines balades hivernales.
Et puis, je ne saurais dire si c’est Dominique, Cécile, ou Pascale qui a l’idée…..

Et si on traversait la Manche……
5 secondes de temps mort……….

Mais oui, pourquoi pas !

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                          Yole aux iles Glénan.

Nos week-end s’orientent vers les grandes virées :

Ile de Sein, Glénan, Douarnenez-Camaret, quelques petites frayeurs du côté de Penmarch avec 25 nœuds et une mer formée.
Mais on ne peut plus s’arrêter. En fait notre entraînement ne fait que commencer.
Car si aujourd’hui on sait faire de l’aviron, la partie publicité sponsoring n’est pas gagnée d’avance.
Avec quelques conseils de Didier Plouhinec (Cap Nord , Cap Sizun en kayak 5500 km à la pagaie), qui n’est plus novice en matière d’aventure, on se dirige en tout premier lieu vers le Centre de la Cure Marine de Tréboul, qui assurera la préparation physique et diététique.

Déjà Pascale capitule. Ce n’est pas facile. On reforme l’équipage et ça continue de plus fort. Nous sommes bientôt au mois de mai. Le départ est prévu dans la semaine du 12 au 18 juin. Si on fait le bilan on a pas un sou en caisse, ni le bateau accompagnateur.

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     Arrivée sur la pointe de Benbridge, île de Wight. 

Il faudra attendre qu’on fasse l’équivalent de la traversée de
la Manche entre St Guénolé et Lorient,      

Soit 70 milles pour que tout s’accélère. Plus que 15 jours. Les dossiers de demandes de sponsoring sont partis tard. Des réponses négatives nous parviennent bien sûr, et puis, quelques espoirs nous sont prodigués par des commerçants locaux qui croient en notre projet. On réussit jusqu’au jour du départ, à réunir la modique sommes de 15 000 Frs. Bien loin du budget prévisionnel. Tant pis !

De leur côté les collègues ont mis la main à la pâte. Ils ont déniché le Strobinell, un ketch de 13 mètres qui est prêt a assurer le suivi du périple. Il ne manque plus que ….. mais  oui !

Je connais un gars qui bosse à
la F.R.C.M., il nous fournira le DECA et tout le matériel qui fait défaut au Strobinell pour être armé en seconde catégorie.

La troupe s’est étoffée. Maurice, patron de
la S.N.S.M. (Société Nationale de Sauvetage en Mer) s’est rallié à nous avec joie. La manche il connaît. Il « sera entre autre notre public relation » , assurera toutes les liaisons avec les journaux et la télévision. Didier lui s’occupera de l’intendance et de la partie révision technique. La yole a besoin d’un sérieux lifting.

   Dimanche 11 juin. 
Sous la brumasse matinale, la yole Brug 24 du Club d’aviron du Cap Sizun, toutes ses couleurs refaites à la transmanche 89 quitte Plogoff sous le regard de quelques voisins enthousiastes. Direction : Cherbourg.

   Lundi 12 juin.  
Après une bonne nuit à l’hôtel, on finit les derniers préparatifs. Il faut être méthodique. Chacune ses préparations : vêtements, boissons, alimentation.

Maurice, après avoir obtenu des renseignements aux affaires maritimes, nous annonce que le départ pourra se faire la nuit prochaine. La météorologie nationale est en grève, on fera sans. La presse locale, intéressée par cette tentative, nous questionne. Dans leur esprit ce n’est encore qu’une tentative – après tout, ils en ont vu d’autres –

    1 heure 30.    
Nuit du lundi au mardi 13 juin.   Une heure et demie du matin, c’est Maurice qui nous réveille. Il a déjà scruté le ciel. Parfait. Vent léger, «vous l’aurez par le travers, et peut-être même favorable ». Déjà tout le bateau s’agite. On a réussi a s’y caser tous pour cette courte nuit (9 personnes). Tout le monde se scrute. Il faut à tout prix se remplir l’estomac….même à 1 heure 30 ….le petit déjeuner est copieux. Déjà chacun conditionne son corps et son esprit.
Sur le Strobinell, Didier, Maurice, Philippe le skipper et Monique (remplaçante), organisent leur espace.

   3 heures.  
Régine, Dominique, Cécile, Bernard et moi avons pris place sur la yole. Toute la marina somnole.
Lorsqu’on sort des digues de Cherbourg, un clapot dur nous accueille sur la rade, pas bien méchant.
Il est 4 heures , les lumières de la ville s’éloignent. Le ciel est clair et étoilé. C’est impressionnant.

A quelques mètres de nous, le Strobinell a pris un long tour de garde qui doit nous mener jusqu’à Portsmouth. Assister au lever du soleil dans ces conditions nous positionne ailleurs, membres privilégiés d’un spectacle unique qui nous communique l’enthousiasme et le bien être. C’est tout au moins ce qui ce passe dans ma tête, car pour Cécile le scénario n’est pas le même. Elle commence a ressentir le mal de mer. Elle refusera tout au long de se faire remplacer.

 « On approche du rail d’Ouessant.  Vous avez bien marché jusqu’à présent ». Didier en zodiac est venu nous amener du ravitaillement et s’assurer du moral de la troupe. Ici, a bord chacune assure une heure de barre après quatre heures aux avirons. Je ne suis pas la seule à apprécier lorsqu’arrive le tour de Dominique. Pour briser la monotonie, elle entonne quelque airs de chants de marins. « nous, quand on chantait, c’était pour nous donner du courage ». Ainsi résument souvent les vieux marins, à qui on pose la question sur la valeur du chant dans l’ancienne marine à voile. Je comprends mieux ces propos.

   11 heures. 
La mer est calme,  le ciel légèrement voilé. Nous sommes au niveau de la bouée CE2 qui délimite le milieu du rail. Soudain, devant nous, sortant d’une légère brume, un premier bateau, puis un autre. Ils sont a cinq ou six d’affilé. Il ne faut pas traîner dans les parages. On saute la pose de 11 heures qui devait nous amener un repas consistant a base de riz au lait….C’est difficile. Il faudra ramer une heure de plus. Une heure pour se dégager du rail montant .C’est long quand l’estomac est vide. Le pointage de Didier est causant, notre vitesse accuse une sérieuse chute.

  16 heures. 
« On n’a jamais été aussi près de Portsmouth ». Et pourtant…..Pendant les préparatifs, on avait dit que l’Ile de Wight était très haute. Elle serait visible presqu’à mi-parcours. Nous sommes au 2/3 et toujours rien. Bien sûr la brume est là !  Wight aussi nous assure-t-on du bateau accompagnateur.

 20 heures. 
Ils nous le font pas sentir, mais sur le Strobinell ils craignent que l’on ne tienne pas jusqu’au bout. Vers les vingt heures, ils nous annoncent qu’on se situe à la perpendiculaire de la pointe sud de l’île. Elle est toujours invisible. Il nous faudra une heure et demie avant de l’apercevoir. Cette fois ci , on peut hisser nos pavillons : Breton, Anglais, et Français. Nous ne sommes pourtant pas au bout de nos peines. Nous avons 2 heures de retard sur la marée, et la renverse a eu lieu. Pour nous cela signifie devoir remonter jusqu’à Portsmouth à contre courant.

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                Voilier accompagnateur « Strobinell », derrière l’île de Wight.

    22 heures.  
Maintenant que le but est si proche….On décide de longer l’Ile de Wight,  mais le courant se fait sentir. A 22 heures 45 minutes , on Bembridge. Ça fait dix neuf heures et 45 minutes que nous avons embarqué dans la yole. C’est Didier qui nous fera prendre l’ultime décision. Lorsqu’il nous dit : « Si vous arrêtez ici, c’est quand même gagné. Portsmouth ou Wight, la traversée est assurée ». On investit nos dernières forces dans le quart d’heure qui suit. Un quart d’heure ou chacune se remémore les moments les plus difficiles. C’est sans doute pour mieux les effacer qu’on s’acharne sur les avirons. Et c’est à une vitesse de course que la yole franchit la ligne imaginaire de notre arrivée.

Anne

Didier

Je me souviens d’un des premiers entraînements conséquent sur une longue distance avec la yole : Audierne, Concarneau.

J’amène la yole sur la cale de Plouhinec (en face d’Audierne), mise à l’eau et récupération du chariot.

C’était un matin de printemps vent de Nord Ouest faible et favorable, tout s’annonce bien.

Elles sont parties et je dois les récupérer à Concarneau. Mais voilà les prévisions météo normalement bonnes se dégradent, Bah !!! Elles en n’ont vues d’autres les filles et puis elles ont une VHF, n’empêche que le doute s’installe ….A la pointe de Penmarch ça doit faire vilain.

Jusqu’à la bas, il y a env. 14 milles à parcourir, rapide calcul : on peu tabler sur 4 nds de moyenne, donc dans un maximum 4 heures elles doivent y être. J’ai rejoint le bar de chez Francis (notre QG) l’inquiétude monte.

On téléphone au sémaphore de Penmarch, pour eux c’est impossible à voir l’état de la mer

aucun bateau de cette taille n’a pu passer. Parmi nous c’est le gros flip, où elles sont, on se rassure tant bien que mal, il y a aussi les fusées rouges…. on craint le pire. Enfin un coup de fil du Guilvinec nous rassure, il était temps on envisageait de faire appel à
la SNSM. Quand je les ai récupérées elles étaient toutes trempées et transies de froid, mais elles avaient passées

avec une grosse frayeur. A peine 20 milles au compteur et la traversée de la manche c’est 70, il leur manque encore beaucoup je suis un peu amer car a mes yeux c’est un abandon.

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